1960 Le bal des espions – de Michel Clément avec Françoise Arnoul, Michel Piccoli & Rosanna Schiaffino | 1961 Ophélia – de Claude Chabrol avec Alida Valli, Juliette Mayniel, Sacha Briquet & Henri Attal | 1964 Coplan agent secret FX18 – de Maurice Cloche avec Ken Clark, Jany Clair, Jacques Dacqmine & Guy Delorme | 1971 La saignée – de Claude Mulot avec Bruno Pradal, Charles Southwood, Gabriele Tinti & Françoise Prévost | ||
Claude Cerval naît André Marcel Gabriel Leloup le 21 février 1921 à Paris. Après ses études secondaires, il suit des cours d’art dramatique auprès, entre autres, de Louis Jouvet. Puis il se produit dans les cabarets et au théâtre, notamment à l’Odéon, avant de rejoindre au début des années cinquante le Théâtre National Populaire de Jean Vilar.
En 1954, Claude Cerval découvre les plateaux de cinéma avec un film noir de Willy Rozier, «À toi de jouer Callaghan», d’après un roman de Peter Cheyney, père littéraire de Lemmy Caution. L’année suivante, il récidive dans un décor similaire en jouant un croupier au casino de Deauville dans «Bob le flambeur» de Jean-Pierre Melville puis ce sera le milieu de la prostitution de «Marchands de filles» (1957) du réalisateur Maurice Cloche qui l’a déjà fait jouer dans «Un missionnaire» (1955), un film sur la dure réalité de la vie d’un jeune prêtre en Afrique Noire, avec notamment Charles Vanel, Darling Légitimus et Habib Benglia. Durant la même période citons encore «Bonjour la chance» (1955), un coproduction franco-espagnole sur un scénario à sketches de Edgar Neville, avec notamment du côté ibère Fernando Fernán Gómez. Mais Claude Cerval devient aussi l’un des hommes de la «Nouvelle vague» cinématographique et de Claude Chabrol qui lui confie le rôle d’un prêtre dans «Le beau Serge» (1957) avec Gérard Blain et Jean-Claude Brialy, acteurs qu’il retrouve dans «Les cousins» en 1958. La même année il apparaît pour la première fois à la télévision française, pour un feuilleton policier «Les cinq dernières minutes» avec Raymond Souplex en inspecteur Bourel.
Puis, Claude Cerval participe au cours des années soixante à des téléfilms devenus des références de cette époque: «Les corsaires» (1966) avec Michel Le Royer et Christian Barbier, «Vidocq» (1967) avec Bernard Noël. Enfin en 1969, il se voit confier le rôle plus conséquent mais guère enviable du comte de Nansac, le persécuteur de «Jacquou le croquant» (1969), enfant puis adulte, interprété successivement par Éric Damain et Daniel Le Roy, tandis que la chaîne ouest-allemande Bavaria l’embauche pour un épisode de la série «Le comte Yoster a bien l’honneur» (1969) avec Lukas Ammann et Wolfgang Völz.
Durant la même décennie, Claude Cerval poursuit sa carrière cinématographique avec une vingtaine de longs métrages où il n’a ni la vedette ni le beau rôle mais où il est dirigé par, entre autres, par Claude Sautet, André Cayatte, Henri Verneuil, Denys de La Patellière, et Luis Buñuel pour notamment deux films, «Belle de jour» (1966) avec Catherine Deneuve et «La voix lactée» (1968) aux topiques très buñueliens, avec notamment Alain Cuny. Et il est plus vrai que nature dans «Béru de ces dames» (1968) de Guy Lefranc, avec Gérard Barray en inspecteur San Antonio et Jean Richard en Bérurier.
En 1971, Claude Cerval tourne avec Yves Boisset, «Le saut de l’ange» sur le thème de la guerre des gangs à Marseille. Ce sera le trente-septième et dernier film de l’acteur qui a joué si souvent les seconds couteaux rustres et veules pour le grand écran, des rôles si contraires à cet homme particulièrement sympathique et érudit. Claude Cerval décède en effet des suites d’un malaise cardiaque dans un hôpital parisien le 25 juillet 1972, il n’avait que cinquante et un ans.
© Caroline HANOTTE
1954 | À toi de jouer Callaghan – de Willy Rozier avec Tony Wright |
1955 | Bonjour la chance ( la ironía del dinero ) de Guy Lefranc & Edgar Neville
avec Philippe Lemaire
Bob le flambeur – de Jean-Pierre Melville avec Isabelle Corey Un missionnaire – de Maurice Cloche avec Albert Préjean |
1957 | Le beau Serge – de Claude Chabrol
avec Bernadette Lafont
Marchands de filles – de Maurice Cloche avec Daniela Rocca |
1958 | Les cousins – de Claude Chabrol avec Gérard Blain |
1959 | Classe tous risques – de Claude Sautet
avec Sandra Milo
Les jeux de l’amour – de Philippe de Broca avec Maria Pacôme |
1960 | L’ennemi dans l’ombre – de Charles Gérard
avec Estella Blain
Le bal des espions – de Michel Clément avec Françoise Arnoul |
1961 | Ça va être ta fête / Tout feu tout flamme – de Pierre Montazel
avec Barbara Laage
Ophélia – de Claude Chabrol avec Alida Valli Le crime ne paie pas – de Gérard Oury avec Michèle Morgan |
1962 | Le glaive et la balance – de André Cayatte
avec Anthony Perkins
Germinal – de Yves Allégret avec Jean Sorel Mélodie en sous-sol – de Henri Verneuil avec Jean Gabin Les saintes nitouches – de Pierre Montazel avec Marie-France Pisier Une femme aux abois / La prisonnière du désir – de Max Pécas avec Sylvie Coste |
1963 | L’empire de la nuit – de Pierre Grimblat
avec Geneviève Grad
Le commissaire mène l’enquête / Fantaisies conjugales – de Fabien Collin avec Robert Hossein Segment « Pour qui sonne le… » |
1964 | Par un beau matin d’été – de Jacques Deray
avec Geraldine Chaplin
Les chiens dans la nuit – de Willy Rozier avec Georges Rivière Coplan agent secret FX18 – de Maurice Cloche avec Jany Clair |
1965 | L’homme d’Istanbul ( Estambul 65 / operation Istanbul / that man in Istanbul / colpo grosso a
Galata Bridge ) de Antonio Isasi-Isasmendi
avec Klaus Kinski
Du rififi à Paname – de Denys de La Patellière avec George Raft |
1966 | Belle de jour – de Luis Buñuel
avec Catherine Deneuve
La peur de l’amour – de Max Pécas avec Véra Valmont |
1967 | Le démoniaque – de René Gainville
avec Jess Hahn
Les grandes vacances – de Jean Girault avec Louis de Funès |
1968 | Béru de ces dames – de Guy Lefranc
avec Gérard Barray
La voie lactée – de Luis Buñuel avec Delphine Seyrig |
1969 | Borsalino – de Jacques Deray
avec Alain Delon
Scènes coupées au montage |
1970 | Mourir d’aimer – de André Cayatte
avec Annie Girardot
Biribi – de Daniel Moosman avec Bruno Cremer |
1971 | La saignée – de Claude Mulot
avec Françoise Prévost
Le saut de l’ange / Cobra – de Yves Boisset avec Sterling Hayden |