![]() 1962 L’immortelle – de Alain Robbe-Grillet avec Françoise Brion, Jacques Doniol-Valcroze & Guido Celano | ![]() 1967 L’homme qui ment – de Alain Robbe-Grillet avec Jean-Louis Trintignant & Zuzana Kocúriková | ![]() 1974 Le jeu avec le feu – de Alain Robbe-Grillet avec Philippe Noiret, Jean-Louis Trintignant & Anicée Alvina | ![]() 1982 La belle captive – de Alain Robbe-Grillet avec Daniel Mesguich, Gabrielle Lazure & Daniel Emilfork | ||
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Alain Robbe-Grillet, dont le père était ingénieur, naît le 18 août 1922 à Saint-Pierre-Quilbignon, commune fusionnée à Brest en 1945. À l’issue du baccalauréat, il prépare au prestigieux lycée parisien «Saint Louis» le concours d’entrée à l’Institut National Agronomique. Il intègre ensuite l’Institut National de la Statistique puis est muté outre-mer dans différents départements et pays alors sous souveraineté française. Il retrouve la métropole au début des années cinquante et après la parution de son deuxième roman «Les gommes» en 1953, il se consacre à plein temps à la littérature. Il utilise un style à la «brusquerie impersonnelle et intemporelle» (phrases courtes et verbes au présent) qui fait de lui le chef de file du «nouveau roman», terme définitivement adopté une dizaine d’années plus tard. Tout en continuant son œuvre littéraire (une douzaine d’ouvrages), Robbe-Grillet est conseiller littéraire aux «Éditions de Minuit», membre, à sa création, du Haut Comité pour la Défense et l’Expansion de la Langue Français, et enseignant aux Etats-Unis. En 2004, il est élu à l’Académie Française mais il refuse de prononcer son discours de réception et de porter l’habit de cérémonie, jugeant tout cela dépassé. Il n’y siégera donc pas.
Côté cinéma, Alain Robbe-Grillet, collabore en 1960 avec Alain Resnais, pour l’histoire, le scénario et les dialogues particulièrement épurés et marque de l’écrivain, du film en noir et blanc «L’année dernière à Marienbad» avec les deux héros anonymes, «la femme» jouée par Delphine Seyrig et «l’étranger» par Giorgio Albertazzi. L’année suivante, Alain Robbe-Grillet passe derrière la caméra pour réaliser «L’immortelle» avec Françoise Brion, Jacques Doniol-Valcroze, mais aussi dans un petit rôle, sa propre épouse Catherine, future romancière sous le nom de Jeanne de Berg. Le film reçoit le prestigieux prix Louis-Delluc. L’écrivain-réalisateur mettra encore en scène neuf autres titres dont «L’homme qui ment» (1967), une coproduction franco-tchécoslovaque récompensée au festival de Berlin, avec Sylvie Bréhal, Zuzana Kocúriková et Jean-Louis Trintignant. En 1969, Alain Robbe-Grillet voit le roman qui l’a fait connaître, «Les gommes», adapté au cinéma par Lucien Deroisy et René Micha avec Claude Titre dans le rôle du fameux Wallas. En 2005, le romancier âgé de quatre-vingt trois ans, tourne son dernier film, «Gradiva» avec Arielle Dombasle, terminant un cycle cinématographique qui, pour ses détracteurs, est à l’image de ses romans, une œuvre ayant évolué de l’érotisme au sado-masochisme, et n’ayant rencontré qu’un succès d’estime, le plus souvent dans un monde universitaire restreint et hors des frontières de l’hexagone. Alain Robbe-Grillet a également été sur les plateaux de cinéma conseiller technique, scénariste ou tout simplement interprète, pour six autres courts ou longs métrages, parmi lesquels «Le temps retrouvé» (1998) de Raoul Ruiz avec John Malkovich et Catherine Deneuve.
L’écrivain fait encore parler de lui en 2007 lors de la parution de son dernier ouvrage «Un roman sentimental» où, dans un style toujours de qualité, il se délecte en digne héritier du marquis de Sade ou de Rétif de la Bretonne, autres écrivains sulfureux de la littérature française, de fantasmes sexuels particulièrement crus et pervers. Alain Robbe-Grillet succombe d’une crise cardiaque le 18 févier 2008 au centre hospitalier universitaire de Caen (Calvados). Trois jours plus tard, ses restes sont incinérés au crématorium de la ville. Toujours dans cette même ville, l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine (IMEC), est devenu son légataire universel.
© Caroline HANOTTE
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1960 | L’année dernière à Marienbad – de Alain Resnais
avec Delphine Seyrig
Seulement adaptation, dialogues & scénario |
1962 | L’immortelle – de Alain Robbe-Grillet
avec Françoise Brion
+ adaptation, dialogues & scénario Prix Louis Delluc, France |
1964 | CM Begegnung mit Fritz Lang – de Peter Fleishmann
avec Fritz Lang
Seulement scénario |
1965 | Trans-Europ-Express – de Alain Robbe-Grillet
avec Marie-France Pisier
+ interprétation, adaptation, dialogues & scénario |
1967 | L’homme qui ment – de Alain Robbe-Grillet
avec Jean-Louis Trintignant
+ adaptation, dialogues & scénario Plaque d’Or au festival international du cinéma de Berlin, Allemagne |
1968 | Je t’aime, je t’aime – de Alain Resnais
avec Olga Georges-Picot
Seulement apparition |
1969 | Les gommes – de Lucien Deroisy & René Micha
avec Claude Titre
Seulement roman |
1970 | L’éden et après – de Alain Robbe-Grillet
avec Pierre Zimmer
+ adaptation, dialogues & scénario |
1971 | N. a pris des dés… – de Alain Robbe-Grillet
avec Catherine Jourdan
+ adaptation, dialogues & scénario |
1973 | Glissements progressifs du plaisir – de Alain Robbe-Grillet
avec Anicée Alvina
+ adaptation, dialogues & scénario |
1974 | Le jeu avec le feu – de Alain Robbe-Grillet
avec Philippe Noiret
+ dialogues & scénario |
1975 | L’Eden Palace – de Frédéric Compain
avec Michael Lonsdale
Seulement conseiller technique |
1976 | Guerre civile en France – de Joël Fargues, Vincent Nordon & François Barat
avec Brigitte Fossey
Seulement conseiller technique |
1982 | La belle captive – de Alain Robbe-Grillet
avec Gabrielle Lazure
+ dialogues & scénario |
1984 | DO Un film, autoportrait – de Marcel Hanoun
avec Virginie Guinel
Seulement apparition |
1995 | Un bruit qui rend fou ( the blue villa ) de Alain Robbe-Grillet & Dimitri de Clercq
avec Charles Tordjman
+ adaptation, dialogues & scénario |
1996 | Taxandria – de Raoul Servais
avec Armin Mueller-Stahl
Seulement scénario |
1998 | Le temps retrouvé ( o tempo reencontrado / il tempo ritrovato / time regained ) de Raoul Ruiz
avec John Malkovich
Seulement interprétation |
2005 | Gradiva / C’est Gradiva qui vous appelle – de Alain Robbe-Grillet
avec Arielle Dombasle
+ dialogues & scénario |
AUTRES PRIX : | |
Prix pour l’ensemble de sa carrière au festival international du cinéma de Istanbul, Turquie ( 2005 |