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Eddie Fisher



Date et Lieu de naissance : 10 août 1928 (Philadelphie, Pennsylvanie, USA)
Date et Lieu de décès : 22 septembre 2010 (Berkeley, Californie, USA)
Nom Réel : Edwin John Fisher

ACTEUR
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1956 Le bébé de mademoiselle (bundle of joy) de Norman Taurog avec Debbie Reynolds & Adolphe Menjou
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1959 Soudain l’été dernier (suddenly, last summer) de Joseph L. Mankiewicz avec Katharine Hepburn
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1960 Vénus en vison (butterfield eight) de Daniel Mann avec Elizabeth Taylor & Laurence Harvey
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1960 Vénus en vison (butterfield eight) de Daniel Mann avec Elizabeth Taylor & Laurence Harvey

Chanteur plus qu’acteur, l’artiste américain Edwin John Fisher naît le 10 août 1928 à Philadelphie aux USA. Fils d’immigrants juifs russes et quatrième de leurs sept enfants, il se distingue dès son plus jeune âge par son don vocal, participe à plusieurs concours et fait ses débuts à la radio. Enrôlé au début des années 1950 dans l’armée américaine, pour servir en Corée, il chante pour ses compagnons militaires et dans le chœur de l’armée, gagnant une belle renommée grâce à sa voix chaude de ténor. Apparu occasionnellement à la télévision, il devient, une fois libéré, encore plus populaire, idole des hits parades et des discothèques. Le cinéma, Eddie Fisher l’aborde en 1956 avec la romance musicale de Norman Taurog, «Le bébé de mademoiselle». Il en est la vedette aux côtés de Debbie Reynolds, qu’il vient d’épouser. Trois ans plus tard, c’est un film de Joseph L. Mankiewicz, «Soudain l’été dernier» (1959) qui lui offre un rôle secondaire de garçon des rues auprès de grandes stars, tels que Montgomery Clift, Katharine Hepburn et Elizabeth Taylor. Ce drame psychanalytique complexe sur l’enfer des névroses ébranle les sens de Eddie Fisher, subjugué par la beauté de Elizabeth Taylor. L’actrice vient de perdre son mari, le producteur Mike Todd, dans un accident d’avion. Séducteur impénitent, l’acteur console la veuve de son meilleur ami, au grand dam des Américains scandalisés par une idylle qui se solde par le divorce de Eddie Fisher et son remariage avec «la plus belle femme du monde»…

Dans «Vénus en vison» (1960), Eddie Fisher tourne à nouveau aux côtés de celle qui est désormais sa femme et qui joue une call-girl éprise pour son malheur de l’un de ses clients milliardaire. Mais le cinéma n’est pas la priorité d’Eddie, plus à son aise dans l’art vocal. Il enregistre plusieurs albums, il a sa propre émission télévisée, dont le succès ne se dément pas, et le cinéma fait appel à son registre mélodieux de crooner. Il chante dans le drame de Peter Bogdanovich, «La dernière séance» (1970), puis dans la comédie de Bob Clark «Porky’s» (1981), deux films qui mettent en scène des adolescents en butte à leurs rêves et à leurs fantasmes. Pour ses dernières apparitions sur grand écran, dans «Nothing lasts forever» (1984) de Tom Schiller, puis dans «High tide» (1987) de Gillian Armstrong, Eddie Fisher joue son propre rôle. Dans ses mémoires, «My life, my loves» (1981), l’artiste reconnaît que sa dépendance aux drogues et au jeu a été fatale à sa carrière. Tout comme sa vie amoureuse mouvementée qu’il a toujours mise au premier plan et qu’il raconte sans pudeur dans une deuxième confession autobiographique (1999).

Mariages et divorces se succèdent. En 1964, il se sépare de Liz Taylor qui a rencontré sur le tournage de «Cléopâtre» (1963) son grand amour, Richard Burton. «Qui pourrait prendre ce bouffon débraillé arrogant au sérieux?» a écrit, dépité, Eddie Fisher. L’artiste se remarie ensuite trois fois, Betty Lin détenant le record de longévité d’un mariage célébré en 1993 et tristement brisé en 2001 avec la mort de cette dernière compagne. Père de quatre enfants, dont Carrie Fisher et Tod Fisher, avec Debbie Reynolds, Eddie Fisher a une fin de vie altérée par des problèmes d’audition et de vue. Il décède le 22 septembre 2010, des suites d’une intervention chirurgicale de la hanche. Surnommé toute sa vie «Sonny Boy», d’après une chanson du même nom dans un film sorti à sa naissance, Eddie Fisher, s’il n’a pas la notoriété d’un Frank Sinatra, peut se targuer d’avoir deux étoiles sur Hollywood Boulevard. Couronnant ses succès musicaux, elles attestent de son indéniable empreinte dans le monde artistique américain.

© Isabelle MICHEL

copyright
1956Le bébé de mademoiselle ( bundle of joy ) de Norman Taurog avec Debbie Reynolds
1959Soudain l’été dernier ( suddenly, last summer ) de Joseph L. Mankiewicz avec Katharine Hepburn
DO Premier Khrushchev in the USA – de ? avec Shirley MacLaine
    Seulement apparition
1960Vénus en vison ( butterfield eight ) de Daniel Mann avec Elizabeth Taylor
1965 DO Heavyweight championship of the world: Muhammad Ali vs. Floyd Patterson – de ? avec Muhamad Ali
    Seulement apparition
1970La dernière séance ( the last picture show ) de Peter Bogdanovich avec Cloris Leachman
    Seulement chansons
1981Porky’s – de Bob Clark avec Kim Cattrall
    Seulement chansons
1984Nothing lasts forever – de Tom Schiller avec Dan Aykroyd
1987High tide – de Gillian Armstrong avec Judy Davis
Fiche créée le 24 septembre 2010 | Modifiée le 21 avril 2020 | Cette fiche a été vue 6926 fois
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