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Rudolph Valentino



Date et Lieu de naissance : 6 mai 1895 (Castellaneta, Italie)
Date et Lieu de décès : 23 août 1926 (New York, New York, USA)
Nom Réel : Rodolfo Pietro Filiberto Rafaello Guglielmi

ACTEUR

Rodolfo Pietro Filiberto Rafaello Guglielmi naît le 6 mai 1895, à Castellaneta en Italie. Après une jeunesse mystérieuse dans son pays natal, Rodolfo arrive à dix-huit ans aux Etats-Unis. Il y exerce différents métiers avant de devenir danseur, spécialiste du tango, dans un cabaret new-yorkais.

Parti tenter sa chance à Hollywood, le jeune homme débute comme figurant, à partir de 1914 et sous différents pseudonymes, dans quelques films muets sans intérêt. Conseillé par un ami, il adopte définitivement le nom de Rudolph Valentino. À la fin des années dix, il donne la réplique à quelques unes des plus grandes actrices du cinéma muet, parmi lesquelles: Vera Sisson dans «La vierge mariée» (1918), Mae Murray dans «Un délicieux petit diable» (1919), Dorothy Gish dans «Nobody home» (1919) et Clara Kimball Young dans «Les yeux de la jeunesse» (1919).

Doté d’un physique d’athlète et d’une grande beauté, Rudolph Valentino est remarqué par la Metro Goldwyn Mayer qui le prend aussitôt sous contrat. En 1921, il tourne en vedette dans «Les quatre cavaliers de l’Apocalypse» de Rex Ingram. Le film est un triomphe et Valentino devient la première star latine du cinéma américain. La même année, pour la Paramount, il interprète le rôle du sheik Ahmed Ben Hassan dans «Le sheik» de George Melford aux côtés de Agnes Ayres. Toujours en 1921, il partage l’affiche avec Alla Nazimova dans «La dame au camélia». L’impact du séducteur est colossal sur le public. Son magnétisme et son érotisme fascinent les femmes… et attisent la jalousie des hommes à son égard. Il est alors la première superstar masculine du cinéma mondial.

Durant les cinq années qui suivent, Rudolph est la star numéro un du box-office, tous ses films sont des succès phénoménaux. Notons quelques uns des ses plus grands rôles: Lord Bracondale dans «Le droit d’aimer» (1922) avec Gloria Swanson, le toréador Juan Gallardo dans «Arènes sanglantes» (1922) avec Lila Lee, le Duc de Chartes et Beaucaire dans «Monsieur Beaucaire» (1923) avec Bebe Daniels, Don Alonzo Castro dans «L’hacienda rouge» (1924) avec Louise Lagrange, le Lieutenant Dubrovsky dans «L’aigle noir» (1925) avec Louise Dresser et le Comte Torriani dans «Cobra» (1924) avec Nita Naldi.

En 1923, Rudolph Valentino se marie avec la grande artiste Natacha Rambova dont il divorce en 1926. Durant la procédure de séparation, Natacha ose émettre des doutes sur la virilité de son mari. Ses déclarations ternissent quelque peu l’image de la star, d’autant plus que, dans ses derniers rôles, il apparaît de plus en plus maquillé. Pour l’anecdote, signalons qu’à cette époque, le Chicago Tribute l’accuse de féminiser l’image du mâle américain.

Rudolph Valentino n’a pas le temps de démentir les rumeurs relatives à sa sexualité. En effet, alors qu’il est à l’apogée de sa carrière, il est soudainement terrassé par une péritonite, le 23 août 1926, à New-York. Des funérailles grandioses sont organisées. C’est la désolation la plus totale et de nombreuses femmes, complètement désespérées, se suicident en apprenant sa mort. Valentino entre dans la légende du cinéma et sa popularité ne sera jamais égalée.

© Philippe PELLETIER

1914My official wife – de James Young avec Louise Beaudet
1917Patria – de George Fitzmaurice, Jacques Jaccard, Leopold Wharton & Theodore Wharton avec Irene Castle
Alimony – de Emmett J. Flynn avec Lois Wilson
1918A society sensation – de Paul Powell avec Carmel Myers
All night – de Paul Powell avec Mary Warren
La vierge mariée ( the married virgin / frivolous wives ) de Joseph Maxwell avec Vera Sisson
1919The homebreaker – de Victor Schertzinger avec Dorothy Dalton
Un délicieux petit diable ( delicious little devil ) de Robert Z. Leonard avec Mae Murray
Big little person – de Robert Z. Leonard avec Clarissa Selwynne
Virtuous sinners – de Emmett J. Flynn avec Wanda Hawley
A rogue’s romance – de James Young avec Earle Williams
Nobody home – de Elmer Clifton avec Dorothy Gish
Les yeux de la jeunesse ( eyes of youth ) de Albert Parker avec Clara Kimball Young
1920An adventuress / The isle of love – de Fred J. Balshofer avec Julian Eltinge
Passion’s playground – de J.A. Barry avec Katherine MacDonald
The cheater – de Henry Otto avec May Allison
Ambition ( once to every woman ) de Allen Holubar avec Dorothy Phillips
The wonderful chance / The fog – de George Archainbaud avec Martha Mansfield
Stolen moments – de James Vincent avec Marguerite Namara
1921Les quatre cavaliers de l’apocalypse ( the four horsemen of the apocalypse ) de Rex Ingram avec Beatrice Dominguez
Uncharted seas / Uncharted sea – de Wesley Ruggles avec Alice Lake
Eugénie Grandet ( the conquering power ) de Rex Ingram avec Alice Terry
La dame aux camélias ( Camille ) de Ray C. Smallwood avec Alla Nazimova
Le sheik ( the sheik ) de George Melford avec Agnes Ayres
1922Morane le marin ( Moran of the Lady Letty ) de George Melford avec Maude Wayne
Le droit d’aimer ( beyond the rocks ) de Sam Wood avec Gloria Swanson
Arènes sanglantes ( blood and sand ) de Fred Niblo avec Lila Lee
Le jeune rajah ( the young rajah ) de Phil Rosen avec Wanda Hawley
1923 DO Rudolph Valentino and his eighty-eight american beauties – de David O. Selznick
    Seulement apparition
Monsieur Beaucaire – de Sidney Olcott avec Bebe Daniels
1924L’hacienda rouge ( a sainted devil ) de Joseph Henabery avec Louise Lagrange
Cobra – de Joseph Henabery avec Nita Naldi
1925L’aigle noir ( the eagle ) de Clarence Brown avec Louise Dresser
What price beauty ? – de Tom Buckingham avec Natacha Rambova
    Seulement producteur exécutif – Non crédité
1926Le fils du sheik ( the son of the sheik ) de George Fitzmaurice avec Vilmá Banky
Fiche créée le 18 octobre 2005 | Modifiée le 24 mai 2007 | Cette fiche a été vue 2001 fois