1966 Un million d’années avant Jésus-Christ (one million years B.C.) de Don Chaffey avec John Richardson | 1968 Les cent fusils (100 rifles) de Tom Gries avec Jim Brown, Burt Reynolds, Fernando Lamas & Eric Braeden | 1973 On l’appelait Milady (the four musketeers) de Richard Lester avec Charlton Heston & Richard Chamberlain | 1976 L’animal – de Claude Zidi avec Jean-Paul Belmondo, Raymond Gérôme, Dany Saval & Johnny Hallyday | ||
Que n’a-t-on vanté sa beauté sensuelle et sa plastique de rêve! Las! L’actrice américaine Raquel Welch n’en demandait pas tant. Elle eût préféré qu’«Au-delà du décolleté», dont elle titre avec humour son autobiographie, le cinéma la consacre au niveau d’une artiste aussi renommée que Meryl Streep. Née Jo Raquel Tejada le 5 septembre 1940 à Chicago d’un père bolivien et d’une mère américaine, elle suit au lycée des cours de danse et de comédie et dès l’adolescence s’impose dans des concours de beauté. À 19 ans, elle épouse son amour de lycée, James Welch, avec lequel elle a deux enfants et dont elle garde le nom, même après leur divorce en 1964. Devenue mannequin, Raquel Welch aborde le cinéma avec des rôles de figuration, call girl dans «La maison de madame Adler» (1964) de Russell Rouse, et collégienne auprès de Elvis Presley, dans «L’homme à tout faire» (1964) de John Rich. Repérée par le producteur Patrick Curtis qui va lancer sa carrière et l’épouser, Raquel Welch se hisse au premier plan en jeune plagiste dans «A swingin’summer» (1965) de Robert Sparr, puis en médecin au sein d’une équipe miniaturisée introduite dans le corps d’un patient, dans «Le voyage fantastique» (1965) de Richard Fleischer.
Un rôle emblématique va déterminer le cours de sa carrière, en dépit d’un film au piètre scénario. Affriolante en naïade préhistorique, vêtue d’un simple bikini en peau de bête, l’actrice scelle son destin de sex-symbol dans «Un million d’années avant Jésus-Christ» (1966) de Don Chaffey. Les producteurs ne vont pas manquer d’exploiter cette beauté latine au physique sculptural… au détriment d’une tête tout aussi bien faite! L’univers du western offre à Raquel Welch des rôles plus consistants, révélant sa forte présence à l’écran et son humour, dans «Bandolero» (1968) de Andrew V. McLaglen, entre James Stewart et Dean Martin, «Les cent fusils» (1968) de Tom Gries, ou encore «Un colt pour trois salopards» (1971) de Burt Kennedy, où elle se venge de ses violeurs. Des thrillers la confrontent en policière à Yul Brynner dans «Les poulets» (1971) de Richard A. Colla, ou à Richard Burton en religieuse victime de «Barbe-Bleue» (1972), film de Edward Dmytryk. Soucieuse de casser son image trop sexy et dévoilant son goût du risque, Raquel Welch tourne face à John Huston «Myra Breckinridge» (1970) de Michael Sarne, film dans lequel elle incarne un homme devenu femme. Patineuse de roller un brin revêche dans «Kansas City bomber» (1972) de Jerrold Freedman, l’actrice fait montre de sa drôlerie dans la comédie de Richard Lester «Les trois mousquetaires» (1973). Elle y campe l’amoureuse de d’Artagnan et y gagne un Golden Globe.
«L’animal» (1976), film humoristique français de Claude Zidi, dans lequel Raquel Welch joue une cascadeuse aux côtés de Jean-Paul Belmondo, marque le point culminant d’une carrière éclair. Aspirant à des rôles plus dramatiques, l’actrice boude un temps le cinéma, joue dans des productions télévisées et, adepte de yoga, tourne des vidéos de remise en forme. Ses apparitions sur grand écran jusqu’en 2016 sont épisodiques et dépourvues de rôles phare. Raquel Welch a paradoxalement pâti de son exceptionnelle beauté et de l’empreinte durable et fantasmée de la farouche amazone du film de Don Chaffey. Femme forte, indépendante, audacieuse, pleine d’esprit et de curiosité, la star, bien que louée pour sa carrière et honorée d’une étoile à Hollywood Boulevard, s’est toujours battue pour révéler son talent. Restée seule après quatre divorces, Raquel Welch décède le 15 février 2023 à Los Angeles. Reine de beauté, nul doute qu’elle trône au firmament…
© Isabelle MICHEL
1964 | La maison de madame Adler ( a house is not a home ) de Russell Rouse
avec Robert Taylor
L’homme à tout faire ( roustabout ) de John Rich avec Elvis Presley |
1965 | A swingin’ summer – de Robert Sparr
avec James Stacy
+ chansons Le voyage fantastique (fantastic voyage / microscopia / strange journey ) de Richard Fleischer avec Arthur Kennedy Ne pas déranger SVP ( do not disturb ) de Ralph Levy avec Rod Taylor Seulement apparition |
1966 | Les ogresses ( le fate ) de Mauro Bolognini, Antonio Pietrangeli, Luciano Salce & Mario
Monicelli avec Jean Sorel
Segment « Fata Elena » de Mauro Bolognini Un million d’années avant Jésus-Christ ( one million years B.C. ) de Don Chaffey avec John Richardson Spara forte, più forte ... non capisco ! – de Edouardo De Filippo avec Marcello Mastroianni La créature invisible ( the sorcerers ) de Michael Reeves avec Susan George Seulement assistante de production & supervision des costumes – Non créditée |
1967 | La bande à César ( the biggest brundle of them all ) de Ken Annakin
avec Edward G. Robinson
Le plus vieux métier du monde / L’amour à travers les âges ( the oldest profession / the oldest profession in the world / l’amore attraverso i secoli / love trough the centuries / das älteste gewerbe der welt ) de Michel Pfleghar, Franco Indovina, Jean-Luc Godard, Mauro Bolognini, Philippe de Broca & Claude Autant-Lara avec Martin Held Segment « La belle époque » de Michael Pfleghar Fantasmes ( bedazzled ) de Stanley Donen avec Dudley Moore Une super-girl nommée Fathom / Une nana nommée Fathom ( Fathom ) de Leslie H. Martinson avec Anthony Franciosa CM Think twentieth – de Richard Fleischer avec Steve McQueen Seulement apparition |
1968 | Bandolero ! – de Andrew V. McLaglen
avec James Stewart
Une fille en ciment ( lady in ciment ) de Gordon Douglas avec Frank Sinatra Les cent fusils ( 100 rifles ) de Tom Gries avec Jim Brown |
1969 | Tueur de filles ( flareup ) de James Neilson
avec James Stacy
Un Beatle au paradis ( the magic Christian ) de Joseph McGrath avec Peter Sellers |
1970 | Myra Breckinridge ( Gore Vidal’s Myra Breckinridge ) de Michael Sarne
avec John Huston
Le péché ( the beloved / restless / sin ) de George Pan Cosmatos avec Jack Hawkins |
1971 | Un colt pour trois salopards ( Hannie Caulder ) de Burt Kennedy
avec Ernest Borgnine
+ productrice exécutive – Non créditée Les poulets ( fuzz ) de Richard A. Colla avec Yul Brynner DO The special London Bridge special – de David Winters avec Tom Jones Seulement apparition |
1972 | Barbe Bleue ( Bluebeard / Barbablù ) de Edward Dmytryk & Luciano Sacripanti
avec Richard Burton
Kansas City bomber – de Jerrold Freedman avec Kevin McCarthy Les invitations dangereuses ( the last of Sheila ) de Herbert Ross avec James Coburn |
1973 | Les trois mousquetaires ( the three musketeers / the three musketeers : The queen’s
diamonds ) de Richard Lester
avec Michael York
Golden Globe de la meilleure actrice de cinéma catégorie musical ou comédie, USA On l’appelait Milady ( the four musketeers / the four musketeers : Milady’s revenge / the revenge of Milady ) de Richard Lester avec Charlton Heston |
1974 | Wild party ( the wild party ) de James Ivory avec Perry King |
1975 | Ambulances tous risques ( mother, jugs & speed ) de Peter Yates avec Harvey Keitel |
1976 | L’animal – de Claude Zidi
avec Jean-Paul Belmondo
Le prince et le pauvre ( crossed swords / the prince and the pauper ) de Richard Fleischer avec Oliver Reed |
1992 | DO The Bronze Screen: 100 tears of the latino image in american cinema – de Nancy De Los
Santos, Alberto Domínguez & Susan Racho
avec Benicio Del Toro
Seulement apparition |
1993 | Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood : L’insulte finale ( naked gun 33 1/3: The final
insult ) de Peter Segal
avec Leslie Nielsen
Seulement apparition |
1996 | Chairman of the board – de Alex Zamm avec Jack Warden |
1997 | Folle d’elle – de Jérôme Cornuau avec Jean-Marc Barr |
1999 | DO Hollywood at your feet: The story of the Chinese Theatre footprints – de Michele Farinola
avec Charlton Heston
Seulement apparition |
2000 | Tortilla soup – de María Ripoll
avec Hector Elizondo
La revanche d’une blonde ( legally blonde ) de Robert Luketic avec Luke Wilson |
2001 | DO Jim Brown all american – de Spike Lee
avec Melvin Van Peebles
Seulement apparition |
2004 | Forget about it – de BJ Davis avec Robert Loggia |
2011 | DO Lt. Dan Band: For the common good – de Jonathan Flora
avec Jon Voight
Seulement apparition |
2015 | Dead bullet – de Erik Reese
avec John T. Woods
Seulement chansons |
2016 | How to be a latin lover – de Ken Marino avec Salma Hayek |
AUTRES PRIX : | |
Prix pour l’ensemble de sa carrière par la fondation Imagen, USA ( 2001 ) Prix Almería Tierra de Cine au festival international du court-métrage de Almería, Espagne ( 2005 ) Prix d’Honneur pour l’ensemble de sa carrière de l’année aux prix CinEuphoria, Portugal ( 2019 ) |