![]() 1939 Eravamo sette vedove – de Mario Mattoli avec Antonio Gandusio, Nino Taranto, Greta Gonda & Laura Nucci | ![]() 1953 Anna perdonami – de Tanio Boccia avec Tamara Lees, Marisa Merlini, Maria Frau & Aldo Fiorelli | ![]() 1961 Jules César contre les pirates (Giulio Cesare contro i pirati) de Sergio Grieco avec Cameron Mitchell | ![]() 1970 Dans l’enfer de Monza (Formula 1: Nell’inferno del Grand Prix) de Guido Malatesta avec Brad Harris | ||
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Fille du compositeur Carlo Jachino, la petite Silvana Jachino voit le jour le 2 février 1916, à Milan, capitale lombarde du Royaume Italien. Elle est aussi la nièce de l’amiral Angelo Jachino, l’une des personnalités militaires les plus illustres et controversées de la Seconde Guerre mondiale. Après une enfance heureuse, ballottée au gré des tournées de son père, elle envisage très tôt une carrière artistique.
Blonde et élégante, Silvana Jachino débute au cinéma en 1935 dans «L’aria del continent» de Gennaro Righelli. Durant l’époque Mussolinienne, elle apparaît dans des plusieurs productions destinées essentiellement à distraire le public. Des films chantants ou en costumes, appelés aussi les «Telefoni bianchi». Pendant cinq ans, elle s’impose comme l’une des figures les plus populaires de son pays, mais rares sont les films qui passent les frontières de l’Italie. L’actrice donne la réplique aux grands noms de la péninsule, parmi lesquelles: Amedeo Nazzari dans «La cavalerie héroïque» (1936) de Goffredo Alessandrini, Vittorio De Sica dans «Partire» (1938), Osvaldo Valenti dans «Boccaccio» de Marcello Albani et Totò dans «Totò, apôtre et martyre» (1940) de Amleto Palermi. En 1940, la revue «Cinema» dirigée par Vittorio Mussolini, fils du dictateur, classe Silvana Jachino quinzième dans la liste des actrices les plus aimées du public. En 1941, Sergio Tofano lui offre un joli rôle dans «Cenerentola e il signor Bonaventura» au côté de Paolo Stoppa. Elle enchaîne avec «Voglio vivere così» (1942), un film musical de Mario Mattoli auprès du grand ténor Ferruccio Tagliavini, «La zia di Carlo» (1942), une comédie de Alfredo Guarini avec Erminio Macario, et «Lettere al sottotenente» (1943), de Goffredo Alessandrini avec Andrea Checchi. Fin 1943, la guerre anéantissant l’Europe et freinant l’industrie cinématographique, Silvana s’éloigne des plateaux de cinéma.
Á la fin de la Guerre, Silvana Jachino est déjà une vedette oubliée. Elle revient malgré tout devant les caméras en 1947, et joue des seconds rôles notamment, dans «Fabiola» (1947), superproduction historique de Alessandro Blasetti avec Michèle Morgan et Michel Simon et «Néron, tyran de Rome» (1949) de Primo Zeglio avec Gino Cervi. Les goûts changent avec la naissance du néo-réalisme et la carrière de Silvana décline inexorablement. Par la suite, ses rôles se cantonnent à de brèves apparitions, notamment dans «La femme aux deux visages» (1952) de Raffaello Matarazzo, où elle joue le rôle d’une femme condamnée, aux côtés de Yvonne Sanson et Amedeo Nazzari, et dans «Tu es mon fils» (1953) de Luigi Comencini, avec Pierre Trabaud et Giulia Rubini, où elle interprète une maîtresse d’école.
Dans les années soixante, à plus de cinquante ans, Silvana Jachino retrouve le chemin des studios, sous le nom de Susan Terry dans des films d’aventure, des péplums ou des westerns spaghetti. Un retour à l’écran sans grand intérêt. Mais, en 1965, Federico Fellini l’engage pour être la sculptrice nymphomane dans «Juliette des esprits», auprès de Giulietta Masina et Sandra Milo. Elle s’éloigne définitivement du cinéma en 1970 et sombre dans l’oubli. En août 2004, quelques lignes dans la presse italienne nous apprennent son décès dans une maison de retraite médicalisée Morciano di Romagna, à Rimini. Silvana Jachino avait quatre-vingt-huit ans. Son corps est inhumé au cimetière de Prima Porta de Rome, ville où elle vivait depuis plusieurs années.
© Philippe PELLETIER

1935 | L’aria del continente – de Gennaro Righelli
avec Paolo Stoppa
Sous la terreur ( fiordalisi d’oro ) de Giovacchino Forzano avec Fosco Giachetti Nozze vagabonde – de Guido Brignone avec Maurizio D’Ancora |
1936 | La cavalerie héroïque ( cavalleria ) de Goffredo Alessandrini
avec Amedeo Nazzari
Cœurs de gueux ( cuor di vagabondo ) de Jean Epstein avec Pedro Elviro Bertoldo, Bertoldino e Cacasenno – de Giorgio Simonelli avec Fausto Guerzoni Ballerine – de Gustav Machatý avec Antonio Centa |
1937 | Gatta ci cova – de Gennaro Righelli
avec Angelo Musco
Le corsaire noir ( il corsaro nero ) de Amleto Palermi avec Ciro Verratti |
1938 | Bataille dans l’ombre ( lotte nell’ombra ) de Domenico Gambino
avec Carlo Lombardi
L’ultimo scugnizzo – de Gennaro Righelli avec Raffaele Viviani Partire – de Amleto Palermi avec Vittorio De Sica Crispino e la comare – de Vincenzo Sorelli avec Ugo Ceseri |
1939 | Il ladro – de Anton Germano Rossi
avec Giovanni Grasso
Fascino – de Giacinto Solito avec Cesare Bettarini Eravamo sette vedove – de Mario Mattoli avec Antonio Gandusio Les demoiselles de Saint-Cyr ( le educande di Saint-Cyr ) de Gennaro Righelli avec Elio Steiner |
1940 | Diario di una stella – de Mattia Pinoli & Domenico Vlinotti
avec Alessandro Ziliani
L’ebbrezza del cielo – de Giorgio Ferroni avec Mario Giannini Totò, apôtre et martyre / Saint-Jean décapité ( San Giovanni decollato ) de Amleto Palermi avec Totò Boccaccio – de Marcello Albani avec Osvaldo Valenti Melodie eterne – de Carmine Gallone avec Gino Cervi Non me lo dire ! – de Mario Mattoli avec Erminio Macario Le roi d’Angleterre ne paie pas ( il re d’Inghilterra non paga ) de Giovacchino Forzano avec Andrea Checchi |
1941 | Cenerentola e il signor Bonaventura – de Sergio Tofano
avec Paolo Stoppa
L’affare si complica – de Pier Luigi Faraldo avec Giuseppe Porelli Voglio vivere così – de Mario Mattoli avec Ferruccio Tagliavini |
1942 | C’è un fantasma nel castello – de Giorgio Simonelli
avec Virgilo Riento
La zia di Carlo – de Alfredo Guarini avec Carlo Minello |
1943 | Senza una donna – de Alfredo Guarini
avec Giuseppe Lugo
Lettere al sottotenente – de Goffredo Alessandrini avec Andrea Cecchi |
1947 | L’isola del sogno – de Ernesto Remani
avec Carlo Campanini
Fiamme sul mare – de Michal Waszynski avec Carlo Ninchi Je suis l’assassin ( sono io l’assassino / l’ultimo rifugio ) de Roberto Bianchi Montero avec Vera Carmi Fabiola – de Alessandro Blasetti avec Michel Simon |
1948 | Il corriere di ferro – de Francesco Zavatta
avec Lia Orlandini
I peggiori anni della nostra vita – de Mario Armendola avec Nando Bruno |
1949 | Torna a Napoli / Simme e’ Napule, paisà – de Domenico Gambino
avec Vittorio Duse
Néron, tyran de Rome / Néron et Messaline ( Nerone e Massalina ) de Primo Zeglio avec Paola Barbara |
1950 | Accidenti alle tasse !! – de Mario Mattoli avec Mario Riva |
1951 | Catalina de Inglaterra / Anna Bolena – de Arturo Ruiz Castillo
avec Emilio Sancho
Anema e core – de Mario Mattoli avec Nino Manfredi Vendetta… Sarda – de Mario Mattoli avec Walter Chiari |
1952 | Cinque poveri in automobile – de Mario Mattoli
avec Eduardo De Filippo
Martin Toccaferro – de Leonardo De Mitri avec Peppino De Filippo Condannata senza colpa – de Luigi Latini de Marchi avec Piero Lulli |
1953 | Sabotage en mer / Mizar, espionne en mer ( Mizar / frogman spy / frogwoman ) de
Francesco de Robertis avec Franco Silva
Anna perdonami – de Tanio Boccia avec Tamara Lees |
1954 | Le médecin des fous ( il medico dei pazzi ) de Mario Mattoli
avec Carlo Ninchi
Uomini ombra – de Francesco De Robertis & Odoardo Fiory avec Hans Hinrich Seulement assistant réalisateur |
1955 | La femme aux deux visages ( angelo bianco ) de Raffaello Matarazzo & Silvio Amadio
avec Yvonne Sanson
Les cinq dernières minutes ( gli ultimi cinque minuti ) de Giuseppe Amato avec Linda Darnell Due sosia in allegria – de Ignazio Ferronetti avec Polidor |
1956 | Tu es mon fils ( la finestra sul Luna Park ) de Luigi Comencini avec Pierre Trabaud |
1958 | Esterina – de Carlo Lizzani avec Geoffrey Horne |
1961 | Jules César contre les pirates ( Giulio Cesare contro i pirati ) de Sergio Grieco avec Cameron Mitchell |
1962 | L’épervier des Caraïbes ( lo sparviero dei Caraibi ) de Piero Regnoli
avec Nerio Bernardi
Le capitaine de fer ( il capitano di ferro ) de Sergio Grieco avec Gustavo Rojo |
1963 | Plus fort que le sang ( il figlio del circo ) de Sergio Grieco avec Pierre Mondy |
1964 | Un cœur plein et les poches vides ( …é la donna creò l’uomo / volles herz und leere taschen ) de Camillo Mastrocinque avec Françoise Rosay |
1965 | Opération lotus bleu ( agente 077 missione Bloody Mary / agent 077 – Mission Bloody Mary
/ agente 077 / misión Bloody Mary / mission Bloody Mary / la muerte espera en
Atenas / operación loto azul ) de Sergio Grieco
avec Ken Clark
Juliette des esprits ( Giulietta degli spiriti ) de Federico Fellini avec Giulietta Masina Deguejo ( Degueyo / Deguello ) de Giuseppe Vari avec Dan Vadis |
1966 | Riderà ! – de Bruno Corbucci avec Lucio Flauto |
1967 | Password : Uccidete agente Gordon / Operación Mogador / Password : Kill agent Gordon – de Sergio Grieco avec Roger Browne
Ringo ne devait pas mourir ( i lunghi giorni dell’odio / long days of hate / this man can’t die ) de Gianfranco Baldanello avec Guy Madison |
1969 | La modification – de Michel Worms avec Maurice Ronet |
1970 | Dans l’enfer de Monza ( Formula 1 : Nell’inferno del Grand Prix ) de Guido Malatesta avec Brad Harris |