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Diahann Carroll



Date et Lieu de naissance : 17 juillet 1935 (New York, New York, USA)
Date et Lieu de décès : 4 octobre 2019 (Los Angeles, Californie, USA)
Nom Réel : Carol Diahann Johnson

ACTRICE
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1958 Porgy & Bess – de Otto Preminger avec Dorothy Dandridge, Sidney Poitier, Brock Peters & Pearl Bailey
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1973 Claudine – de John Berry avec James Earl Jones, Lawrence-Hilton Jacobs, David Kruger & Eric Jones
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1996 Le secret du bayou (Eve’s bayou) de Kasi Lemmons avec Samuel L. Jackson, Meagan Good & Lynn Whitfield
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2015 The masked saint – de Warren P. Sonoda avec Brett Granstaff, Roddy Piper & Lara Jean Chorostecki

Femme et noire, une double peine pour envisager une carrière d’actrice dans les années 1950? Pionnière parmi les stars afro-américaines, Diahann Carroll a su conjuguer la chance et le talent. Née Carol Diahann Johnson le 17 juillet 1935 à New York, elle grandit dans la musique et chante dès l’âge de six ans dans la chorale de l’église de Harlem. Songeant à l’opéra, elle devient mannequin pour financer ses études et, repérée pour sa beauté et sa voix douce et sensuelle, elle débute au cinéma à 19 ans grâce au réalisateur Otto Preminger. Œuvre insolite, «Carmen Jones» (1954) plonge l’opéra de Georges Bizet dans le sud des Etats-Unis, avec autour de Dorothy Dandridge et de Harry Belafonte en vedette, uniquement des acteurs noirs américains. Le film est ovationné. Otto Preminger récidive avec «Porgy and Bess» (1958), adapté de l’opéra de George Gershwin. Et offre à Diahann un rôle plus étoffé auprès de Sidney Poitier, celui de Clara qui ouvre le film en fredonnant la célèbre berceuse «Summertime». Chanteuse avant tout, Diahann Carrol figure au casting du film de Anatole Litvak, d’après le roman de Françoise Sagan, «Aimez-vous Brahms...» (1960), puis de «Paris Blues» (1961), drame de Martin Ritt sur fond de jazz autour de l’idylle entre deux couples. Mais l’actrice espère des rôles plus en vue. Et c’est une comédie musicale à Broadway, «No Strings» (1962) de Samuel A. Taylor, qui la révèle et consacre sa performance.

Confrontée au racisme dans le drame de Otto Preminger, «Que vienne la nuit» (1966), puis ex-femme d’un gangster dans le thriller de Gordon Flemyng, «Le crime, c’est notre business» (1968), Diahann Carroll triomphe dans une série télévisée, «Julia» (1968/71). Elle y tient le rôle titre, une première pour une actrice noire, celui d’une infirmière, veuve d’un soldat du Vietnam et élevant seule son fils. Le public américain est conquis, l’actrice est récompensée d’un Golden Globe et le cinéma prend le relais de ce succès. Diahann est «Claudine» (1973) dans le film de John Berry, une mère de six enfants qui, vivant chichement de ménages et d’aide sociale, trouve l’amour avec un éboueur joué par James Earl Jones. S’ensuit une diète cinématographique, éclipsée par une série mythique qui gratifie l’actrice d’une notoriété internationale, «Dynastie» (1984/87). Diahann convainc le producteur qu’elle seule peut incarner la diva métisse Dominique Deveraux face à la puissante famille Carrington et l’intrigante Alexis, campée par Joan Collins. «Je veux être riche et impitoyable. Je veux être la première garce noire à la télé», affirme-t-elle, brisant par sa popularité le carcan des rôles subalternes jusque-là dévolus à ses congénères.

Après le rôle de sa vie, Diahann Carroll fait un timide retour au cinéma, émaillé de documentaires. Groupie des «The five heartbeats» (1990), chanteurs afro-américains dont le film éponyme de Robert Townsend retrace la carrière, elle est voyante un peu sorcière dans «Le secret du bayou» (1996) de Kasi Lemmons, membre de la famille aisée des «Peeples» (2012) de Tina Gordon, et tourne son dernier long métrage en 2015, «The masked saint» de Warren P. Sonoda, dont le héros pasteur le jour se mue en justicier la nuit. Parallèlement, la comédienne sévit dans des téléfilms et des séries populaires, telles que «Grey’s Anatomy» (2006/07), en mère du docteur Preston Burke, ou «FBI: duo très spécial» (2009/14). Croqueuse d’hommes, Diahann Carroll a entretenu des relations tumultueuses et s’est mariée quatre fois. Elle a une fille et deux petits-fils. C’est un cancer du sein, diagnostiqué en 1997 et qu’elle pensait terrassé, qui l’emporte le 4 octobre 2019. Reste sa partition pour que Noires et Blanches jouent enfin à l’unisson...

© Isabelle MICHEL

copyright
1954Carmen Jones – de Otto Preminger avec Dorothy Dandridge
    + chansons
1958Porgy & Bess – de Otto Preminger avec Sidney Poitier
    + chansons
1960Aimez-vous Brahms ? ( goodbye again ) de Anatole Litvak avec Yves Montand
    + chansons
1961Paris Blues – de Martin Ritt avec Paul Newman
1966Que vienne la nuit ( hurry sundown ) de Otto Preminger avec Michael Caine
1968Le crime c’est notre business ( the split ) de Gordon Flemyng avec Jim Brown
1970 DO King : A filmed record… Montgomery to Memphis – de Joseph L. Mankiewicz & Sidney Lumet avec Burt Lancaster
    Seulement apparition
1973Claudine – de John Berry avec James Earl Jones
    Prix Image de la meilleure actrice dans un film de cinéma aux Image Awards, USA
1990Mo’ better blues – de Spike Lee avec Denzel Washington
The five heartbeats – de Robert Townsend avec Michael Wright
1991 DO Color adjustment – de Marlon Riggs avec Norman Lear
    Seulement apparition
1996Le secret du bayou ( Eve’s bayou ) de Kasi Lemmons avec Samuel L. Jackson
2007 DO Over the river... The life of Lydia Maria child abolitionist for freedom – de Constance Jackson avec Peter Doyle
    Seulement voix & narration
2010 DO 1 a minute – de Namrata Singh Gujral avec Kelly McGillis
    Seulement apparition
DO Kiss and tell: The history of black romance in movie – de Darryl Pitts avec Bill Duke
    Seulement apparition
2011 DO Sing your song – de Susanne Rostock avec Harry Belafonte
    Seulement apparition
2012Peeples – de Tina Gordon avec Craig Robinson
DO Show Stopper: The theatrical life of Garth Drabinsky – de Barry Avrich avec Robert Rabinovitch
    Seulement apparition
2014 DO Makers: Women in Hollywood – de Linda Goldstein Knowlton avec Glenn Close
    Seulement apparition
2015The masked saint – de Warren P. Sonoda avec Brett Granstaff
DO Maya Angelou and still I rise – de Bob Hercules & Rita Coburn Whack avec Louis Gossett Jr.
    Seulement apparition
2018 DO Broadway : The golden age, by the legends who were there / Broadway : The golden age – de Rick McKay avec Theodore Bikel
    Seulement apparition
AUTRES PRIX :
      
    Prix Crystal aux Crystal Awards des femmes dans le cinéma, USA ( 1992 )

    Prix Lucy aux Prix Lucy des femmes dans le cinéma, USA ( 1998 )
Fiche créée le 6 octobre 2019 | Modifiée le 3 novembre 2019 | Cette fiche a été vue 698 fois
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