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Adrienne Corri



Date et Lieu de naissance : 13 novembre 1931 (Glasgow, Royaume-Uni)
Date et Lieu de décès : 13 mars 2016 (Londres, Royaume-Uni)
Nom Réel : Adrienne Riccoboni

ACTRICE
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1961 Dynamite Jack – de Jean Bastia avec Fernandel, Eleonora Vargas, Lucien Raimbourg & Jess Hahn
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1968 Le gang de l’oiseau d’or (the file of the golden goose) de Sam Wanamaker avec Yul Brynner & Charles Gray
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1971 Orange mécanique (a clockwork orange) de Stanley Kubrick avec Malcolm McDowell & Patrick Magee
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1974 Rosebud – de Otto Preminger avec Peter O’Toole, Richard Attenborough & Amidou

Son calvaire dans le film de Stanley Kubrick «Orange mécanique» (1971) reste une scène mythique du cinéma. Adrienne Corri, de son vrai nom Adrienne Riccoboni, naît le 13 novembre 1930 à Glasgow en Ecosse, d’une mère écossaise et d’un père italien. «Petite fille sotte et peu aimable», comme elle se décrit elle-même, Adrienne quitte la maison familiale à l’adolescence, attirée par les feux de la rampe. Elle fréquente l’Académie royale des arts dramatiques de Londres et foule les planches de théâtres tant britanniques qu’américains. Et devient Adrienne Corri, du nom d’un ancêtre italien. C’est à 19 ans qu’elle fait ses premières armes au cinéma en jeune lycéenne dans «L’âge romanesque» (1949) de Edmond T. Gréville. Et deux ans plus tard, «Le fleuve» (1951) de Jean Renoir la met en lumière en Inde sur les bords du Gange dans le rôle de la charmante et sensible Valérie. Autre lieu, autre temps, elle fait la même année une brève apparition dans le péplum «Quo Vadis» (1951) de Mervyn LeRoy, en jeune martyre chrétienne qui se fait dévorer par les lions dans la Rome antique de l’empereur Néron.

Sans renoncer au théâtre, Adrienne Corri alterne grand et petit écrans, rôles notoires ou de faible renom et travaille avec des cinéastes reconnus. Ses choix sont éclectiques. Elle côtoie Fernandel dans un western comique «Dynamite Jack» (1961) de Jean Bastia. Puis se métamorphose en fée Viviane dans «Lancelot chevalier de la rein » (1962) de Cornel Wilde. Avant de se transporter en URSS pour incarner Amélia, la mère de Lara dans «Le docteur Jivago» (1965) de David Lean auprès de Julie Christie et Omar Sharif. Elle ne boude pas non plus le thriller avec «Le gang de l’oiseau d’or» (1968) de Sam Wanamaker aux côtés de Yul Brynner. Sa beauté de rousse, voluptueuse et flamboyante, et son caractère tout aussi ardent, attirent les metteurs en scène de films fantastiques ou d’horreur, lesquels, bien que d’inégal intérêt, ont le mérite d’asseoir la notoriété de la comédienne plus qu’ils n’exploitent son talent. «Devil girl from Mars» (1954) de David MacDonald, «Le chevalier du démon» (1960) de Monty Berman et Robert Baker, «Alerte satellite 02» (1969) de Toy Ward Baker, ou encore «Le cirque des vampires» (1971) de Robert Young, donnent un aperçu de la diversité des costumes que la comédienne s’ingénie à revêtir.

Sa performance la plus mémorable, Adrienne Corri la doit à Stanley Kubrick. Pour «Orange mécanique» (1971), elle accepte le rôle particulièrement éprouvant de l’épouse de l’écrivain Frank Alexander (Patrick Magee). Sous les yeux de son mari, sauvagement battu, elle est violentée et violée avec sadisme par Alex (Malcolm McDowell), un délinquant fasciné par le sexe et la violence. Adrienne Corri endure cette scène de viol, totalement dénudée, d’abord avec humour, lançant au héros «Malcolm tu vas bientôt savoir que je suis une vraie rousse», puis avec fureur contre Stanley Kubrick, exigeant de multiples prises avant de se dire satisfait du résultat. Que tourner après un tel fait d’armes? Dans les années suivantes, sa carrière au cinéma s’émousse et s’achève, à l’orée de ses 50 ans, avec des rôles moins tyranniques dans deux films de Otto Preminger. Mère d’un fils et d’une fille issus de sa liaison hors mariage avec un producteur, elle épouse en 1961 l’acteur Daniel Massey dont elle se sépare en 1968 après une relation aussi torride qu’orageuse. Autre passion pour cette artiste peu commune: la peinture de portrait du XVIIIème siècle, avec notamment d’éminentes recherches sur les œuvres du peintre Thomas Gainsborough. Nature rebelle et volcanique, Adrienne Corri s’éteint à Londres le 13 mars 2016.

© Isabelle MICHEL

copyright
1949L’âge romanesque ( the romantic age / naughty Arlette ) de Edmond T. Gréville avec Hugh Williams
1951Le fleuve ( the river ) de Jean Renoir avec Esmond Knight
Quo Vadis ? – de Mervyn LeRoy avec Robert Taylor
1953The kidnappers ( the kidnappers ) de Philip Leacock avec Theodore Bikel
1954Devil girl from Mars – de David MacDonald avec Hugh McDermott
Rendez-vous avec Callaghan ( meet Mr. Callaghan ) de Charles Saunders avec Derrick de Marnay
Lease of life – de Charles Frend avec Robert Donat
Make me an offer – de Cyril Frankel avec Peter Finch
1955The shield of faith – de Norman Walker avec Mervyn Johns
1956The feminine touch / The gentle touch – de Pat Jackson avec George Baker
Behind the headlines – de Charles Saunders avec Paul Carpenter
Trois hommes dans un bateau ( three men in a boat ) de Ken Annakin avec Laurence Harvey
1957Second fiddle – de Maurice Elvey avec Thorley Walters
The big chance – de Peter Graham Scott avec William Russell
The surgeon’s wife – de Gordon Parry avec Marie Ney
1958Corridors of blood / Doctor from seven dials – de Robert Day avec Boris Karloff
1959Les seins de glace ( the rough and the smooth / portrait of a sinner ) de Robert Siodmak avec William Bendix
1960The tell-tale heart / The hidden room of 1000 horrors / The horror man – de Ernest Morris avec Laurence Payne
Le chevalier du démon / Le club de l’enfer ( the Hellfire Club ) de Monty Berman & Robert Baker avec Keith Mitchell
1961Dynamite Jack – de Jean Bastia avec Fernandel
1962Lancelot chevalier de la reine ( Lancelot and Guinevere / sword of Lancelot ) de Cornel Wilde avec Brian Aherne
1965Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur / Sherlock Holmes contre Jack the ripper ( a study in terror / fog ) de James Hill avec John Neville
Bunny Lake a disparu ( Bunny Lake is missing ) de Otto Preminger avec Laurence Olivier
Docteur Jivago ( doctor Zhivago ) de David Lean avec Omar Sharif
1966La reine des Vikings ( the Viking queen ) de Don Chaffey avec Don Murray
1967Cow-boys de la brousse / La chevauchée africaine ( Africa – Texas style ! / cowboy in Africa ) de Andrew Marton avec Hugh O’Brian
Sept fois femme ( woman times seven ) de Vittorio De Sica avec Shirley MacLaine
Journey into darkness – de James Hill & Peter Sasdy avec Nanette Newman
1968Cry wolf – de John Davis avec Ian Hendry
Le gang de l’oiseau d’or ( the file of the golden goose ) de Sam Wanamaker avec Yul Brynner
1969Alerte satellite 02 ( moon zero two ) de Toy Ward Baker avec Warren Mitchell
1971Orange mécanique ( a clockwork orange ) de Stanley Kubrick avec Malcolm McDowell
Le cirque des vampires ( vampire circus ) de Robert Young avec Anthony Higgins
1973Madhouse ( deathday / the madhouse of Dr. Fear / the revenge of Dr. Fear ) de Jim Clark avec Vincent Price
1974Rosebud – de Otto Preminger avec Peter O’Toole
1978La malédiction de la panthère rose ( revenge of the pink panther ) de Blake Edwards avec Peter Sellers
1979La guerre des otages ( the human factor ) de Otto Preminger avec Richard Attenborough
Fiche créée le 30 mars 2016 | Modifiée le 26 janvier 2017 | Cette fiche a été vue 768 fois
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