![]() 1959 La belle et l’empereur (die schöne lügnerin) de Axel von Ambesser avec Romy Schneider & Paul Guers | ![]() 1968 Barbarella – de Roger Vadim avec Jane Fonda, John Phillip Law, Anita Pallenberg & Claude Dauphin | ![]() 1976 La dernière folie de Mel Brooks (silent movie) de Mel Brooks avec Liza Minnelli & Marty Feldman | ![]() 1982 Les îles – de Iradj Azimi avec Maximilian Schell, Marie Trintignant, Daniel Mesguich & Jean Dasté | ||
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Marcel Marceau naît Marcel Mangel le 22 mars 1923 à Strasbourg où son père Charles, d’origine juive, tient une boucherie casher. Au début de la Seconde Guerre mondiale les Mangel, qui se sont d’abord réfugiés en Dordogne, gagnent Limoges où Marcel commence des études d’Arts Décoratifs. Après l’occupation de la zone sud par les armées allemandes, le jeune homme qui se fait désormais appelé Marceau rentre dans la clandestinité. En 1944 son père est arrêté et déporté à Auschwitz d’où il ne reviendra pas. Résistant puis engagé dans la Première Armée française, Marcel Marceau fait la campagne d’Allemagne. À cette occasion il joue pour les troupes alliées. Démobilisé, il gagne Paris où il devient l’élève de Charles Dullin et rencontre son maître Etienne Descroux, le rénovateur français du mime, l’inventeur de la marche sur place. En 1946, Marceau intègre la compagnie théâtrale de Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault. Il y interprète notamment Arlequin dans «Baptiste», pantomime tirée du film de Marcel Carné «Les enfants du paradis».
En 1947, l’artiste décide de quitter la compagnie pour se consacrer complètement à l’art du mime. Il se produit alors au Théâtre de Poche de Paris, et crée «Bip», personnage lunaire maquillé de blanc, aux yeux fardés de noir et à la bouche écarlate, toujours coiffé d’un chapeau à fleur et vêtu d’un maillot rayé. Il fonde la «Compagnie de Mimes Marcel-Marceau» qui comprendra notamment Daniel Emilfork. Mais l’entreprise cessera toutes activités en 1964, faute de moyens financiers suffisants. Marcel Marceau fait également sa première apparition devant les caméras, pour le court métrage de Alain Resnais, «La bague». Par la suite, le comédien présente vingt-cinq mimodrames sur les grandes scènes parisiennes et apparaît dans un court métrage de Claude Barma et deux de Paul Paviot, dont «Pantomimes» (1954) qui lui vaut un prix d’interprétation au Festival de Berlin. En 1955, Bip effectue sa première tournée aux Etats-Unis, le succès est immédiat. Il triomphe aussi au Japon, en Chine, en Amérique du Sud, en URSS, etc.
Parallèlement à ses multiples représentations à travers le monde, Marcel Marceau ouvre, en 1978, l’Ecole Internationale de Mimodrames à Paris et rédige plusieurs livres. En 1990, il reçoit un Molière d’Honneur et l’année suivante il est élu à l’Académie des Beaux-arts. Il est également promu Officier de la Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre National du Mérite et Commandeur des Arts et Lettres. Côté cinéma, l’artiste est de la distribution de, entre autres, «La belle et l’empereur» (1959) de Axel von Ambesser avec Romy Schneider et Jean-Claude Pascal; «Barbarella» (1968) de Roger Vadim avec Jane Fonda; «Les îles» (1982) de Iradj Azimi avec Marie Trintignant et Maximilian Schell; «Paganini» (1989) de Klaus Kinski. Mais c’est son apparition dans «La dernière folie» (1976) de Mel Brooks qui retiendra notre attention car il est effectivement, lui le génie du geste, l’unique protagoniste à prononcer un seul mot de ce film muet: «Non». Côtoyant les plus grands, de Charles Chaplin qui ne cachait pas son admiration pour lui, à Michael Jackson dont il fut conseiller artistique en 1995, le célèbre mime interrompt sa carrière en 2005 après une dernière tournée en Argentine, pour se consacrer essentiellement à la peinture. Divorcé trois fois, père de quatre enfants, Marcel Marceau qui porta à son apogée l’art de la pantomime décède le 22 septembre 2007, à Cahors, des suites d’une longue maladie.
© Philippe PELLETIER

1947 | CM La bague – de Alain Resnais |
1951 | CM Journal masculin – de Claude Barma avec Jeanne Dussol |
1954 | CM Pantomimes – de Paul Paviot
avec Jean Cocteau
+ scénario Ours de Bronze pour son interprétation au festival international du cinéma de Berlin, Allemagne CM Un jardin public – de Paul Paviot avec Pierre Véry + scénario |
1959 | La belle et l’empereur / La belle menteuse ( die schöne lügnerin ) de Axel von Ambesser avec Romy Schneider |
1963 | DO Le mime Marcel Marceau – de Dominique Delouche & Christian Gaudin avec Simone Kosta |
1965 | Es – de Ulrich Schamoni avec Sabine Sinjen |
1967 | On l’appelle Robert ( yego zvali Robert / eго звали Роберт ) de Ilya Olshvanger avec Oleg Strizhenov |
1968 | Barbarella – de Roger Vadim avec Jane Fonda |
1974 | Shanks – de William Castle
avec Tsilla Chelton
+ chorégraphie |
1976 | La dernière folie de Mel Brooks ( silent movie ) de Mel Brooks avec Liza Minnelli |
1982 | Les îles – de Iradj Azimi avec Maximilian Schell |
1985 | Elogia della pazzia – de Roberto Aguerre avec Fernando Rey |
1989 | Paganini ( Kinski Paganini ) de Klaus Kinski avec Bernard Blier |
1994 | DO La constellation Jodorowsky – de Louis Mouchet
avec Peter Gabriel
Seulement apparition |
1998 | Joseph’s gift – de Philippe Mora avec Robert Townsend |
2002 | DO Charlie : The life and art of Charles Chaplin – de Richard Schickel
avec Geraldine Chaplin
Seulement apparition |
2007 | DO Spine tingler ! : The William Castle story – de Jeffrey Schwarz
avec John Waters
Seulement apparition |
AUTRES PRIX : | |
Emmy Spécial du meilleur spectacle théâtral, USA ( 1956 ) |