
C’est en pleine seconde guerre mondiale que la petite Heidi Rosemarie Brühl voit le jour, le 30 janvier 1942, à Munich en Allemagne. Fille d’un imprimeur allemand et d’une mère juive, elle est confiée à la garde de son père lors de la séparation de ses parents en 1944. Elle passe toute son enfance dans la capitale bavaroise en pleine reconstruction et, dès l’âge de cinq ans, suit assidûment des cours de danse.
En 1954, au cours d’une représentation au Théâtre de Munich, le réalisateur et producteur Harald Braun remarque le joli minois de la jeune danseuse et lui offre un petit rôle dans «Le dernier été» aux côtés de Brigitte Horney et Hardy Kruger. La même année, elle apparaît dans «Heideschulmeister Uwe Karsten» de Hans Deppe. Heidi Brühl décide alors de devenir actrice. Son père prend sa carrière en main et lui fait suivre des cours auprès du professeur de comédie Fritz Wunderlich. Elle devient une enfant-star, très célèbre dans les pays germanophones, en interprétant une série de films sur les joyeuses aventures de la jeune et jolie Dalli : «Die mädels vom Immenhof» (1955) de Wolfgang Schleif, «Hochzeit auf Immenhof» (1956) de Volker von Collande et «Jeunes amours» (1957) de Hermann Leitner. Ces trois productions, plus une dizaine d’autres films, sont d’énormes succès qui font de Heidi la vedette d’après guerre la plus populaire auprès de la jeunesse de son pays.
En 1959, Heidi Brühl se lance dans une carrière de chanteuse. Sa première chanson «Chico, Chico Charly» se classe rapidement en tête des hit-parades. L’année suivante, le titre «Wir wollen niemals auseinanderghen» se vend à un million d’exemplaires et lui vaut son premier disque d’or. Au début des années soixante, elle enregistre plusieurs dizaines d’autres succès. Parallèlement, elle tourne notamment en tête d’affiche dans : «Le héros de mes rêves » (1960) avec Carlos Thompson, «Le baron tzigane» (1962) avec Félix Marten et, pour la MGM, «Capitaine Sinbad» (1963) avec Guy Williams.
Mais en 1963, à sa majorité, Heidi Brühl s’aperçoit qu’elle est une vedette ruinée. Sa colossale fortune, accumulée depuis ses débuts, a été dilapidée suite à une mauvaise gestion de son père. Elle abandonne alors sa carrière cinématographique et se lance avec frénésie dans la chanson pour rembourser ses dettes. La même année, elle participe, entre autres, au concours de l’Eurovision et se voit classée neuvième avec le titre «Marcel». En 1964, elle épouse l’acteur Brett Halsey et surmonte ses problèmes avec le triomphe de «Annie get your gun», une comédie musicale qu’elle joue sur les scènes de Berlin, Munich et Hambourg. Elle retrouve pleinement son statut de vedette avec le rôle de Liza, dans la version allemande de «My fair Lady» (1969) au théâtre de Hambourg.
Au début des années soixante-dix, Heidi Brühl part en tournée au Etats-Unis. Elle se produit, entre autres, dans un spectacle de Sammy Davis Jr. à Las Vegas et participe à plusieurs productions télévisées. En 1975, Clint Eastwood lui propose un rôle, à ses côtés, dans «La sanction». Par la suite, elle ne cesse de travailler pour le petit écran et pour la chanson. Atteinte d’un cancer du sein depuis plusieurs années, elle subit une mastectomie le 8 juin 1991. Lors de l’opération, elle sombre dans le coma et meurt prématurément, quelques heures plus tard, à l’Hôpital de Starnberg, en Bavière.
© Philippe PELLETIER

| 1954 | Heideschulmeister Uwe Karsten – de Hans Deppe avec Claus Holm |
| 1955 | Die mädels vom Immenhof – de Wolfgang Schleif
avec Paul Klinger
Roman einer siebzehnjährigen – de Paul Verhoeven avec Hans Nielsen |
| 1956 | Hochzeit auf immenhof – de Volker von Collande avec Paul Henckels |
| 1957 | La maison du Bon-Dieu ( vater, unser bestes stück ) de Günther Lüders
avec Ewald Balser
Jeunes amours ( ferien auf immenhof ) de Hermann Leitner avec Hubert von Meyerinck La confession d’un escroc / Les confessions du chevalier d’industrie Félix Krull ( die bekenntnisse des hochstaplers Felix Krull ) de Kurt Hoffmann avec Horst Buchholz Les frénétiques ( die frühreifen ) de Josef von Báky avec Christian Doermer |
| 1958 | Man ist nur zweimal jung – de Helmut Weiss
avec Wolf Albach-Retty
Enfants du cirque ( Solang’ die sterne glüh’n / zirkuskinder ) de Franz Antel avec Gerhard Riedmann Oh, diese Ferien / Ooh...diese ferien – de Franz Antel avec Georg Thomolla On oublie toujours les mères ( ohne mutter geht es nicht ) de Erik Ode avec Günther Lüders |
| 1959 | 2 x Adam, 1 x Eva – de Franz M. Lang
avec Gustav Knuth
Der schäfer vom Trutzberg – de Eduard von Borsody avec Hans von Borsody La rage de vivre ( verbrechen nach schulschluß ) de Alfred Vohrer avec Peter van Eyck Ne me laissez pas seule le dimanche ( lass mich am Sonntag nicht allein ) de Arthur Maria Rabenalt avec Georg Thomolla |
| 1960 | Superboum 1960 ( schlagerparade / schlagerparade 1960 ) de Franz Marischka
avec Walter Gross
Seulement apparition Immer will ich dir gehören – de Arno Assmann avec Hans Söhnker Le héros de mes rêves ( der held meiner träume ) de Arthur Maria Rabenalt avec Carlos Thompson Freddy und die melodie der nacht – de Wolfgang Schleif avec Freddy Quinn Schlager-Raketen – de Erik Ode avec Vico Torriani |
| 1961 | Plus jolie que les autres ( eine hübscher als die andere ) de Axel von Ambesser avec Karl Schönböck |
| 1962 | Le baron tzigane / Princesse tzigane ( der zigeunerbaron ) de Kurt Wilhelm avec Félix Marten |
| 1963 | Capitaine Sinbad ( captain Sinbad / kapitän Sinbad ) de Byron Haskin avec Guy Williams |
| 1973 | Die zwillinge vom Immenhof – de Wolfgang Schleif avec Horst Janson |
| 1974 | How to seduce a woman – de Charles Martin
avec Vito Scotti
Frühling auf Immenhof – de Wolfgang Schleif avec Bettina Westhausen |
| 1975 | La sanction ( the eiger sanction ) de Clint Eastwood avec George Kennedy |
| 1977 | Das gesetz des clans – de Eugen York avec Gert Froebe |
| 1980 | Kleiner mann was tun – de Uschi Madeisky & Klaus Werner avec Ivan Rebroff |



