![]() 1945 L’invincible meurtrier (the unseen) de Lewis Allen avec Joel McCrea, Herbert Marshall & Isobel Elsom | ![]() 1948 El Paso ville sans loi (El Paso) de Lewis R. Foster avec Sterling Hayden, John Payne & George Gabby Hayes | ![]() 1948 Le réveil de la sorcière rouge (wake of the red witch) de Edward Ludwig avec John Wayne & Gig Young | ![]() 1956 Sept hommes à abattre (seven men from now) de Budd Boetticher avec Randolph Scott & Lee Marvin | ||
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C’est à Chicago, dans l’Illinois, que Gail Russell naît le 21 septembre 1924, sous le nom de Betty Gale Russell. En 1938, ses parents George et Gladys Russell, quittent Chicago et s’installent à Los Angeles où l’adolescente étudie à la Santa Monica High School. En 1942, avec sa mère, elle visite les studios Paramount, son élégante silhouette attire l’attention de William Meiklejohn, un dénicheur de talent du studio, qui lui propose de faire un bout d’essai devant les caméras. Poussé par sa mère, Betty Gale passe une audition mais l’essai s’avère peu concluant. Elle ne souhaite pas devenir actrice, à cinq ans elle dessinait des croquis et rêvait d’être une artiste peintre.
D’une beauté envoûtante, de grands yeux bleus et des cheveux couleur corbeau, Gail Russell joue un premier rôle à 19 ans, dans «Henry Aldrich Gets Glamour» (1943) de Hugh Bennett. Elle côtoie Ginger Rogers et Ray Milland dans le film musical «Les nuits ensorcelées» (1943) de Mitchell Leisen. Le film, nommé pour trois Oscars, donne un coup d’accélérateur à sa carrière. Mais sa personnalité timide et son manque d’expérience l’oblige à suivre l’entraînement d’un coach. Néanmoins, non dénuée de talent, Lewis Allen la choisit pour jouer une jeune fille possédée dans son film fantastique «La falaise mystérieuse» (1943). Elle trouve un rôle à sa mesure avec «L’ange et le mauvais garçon» (1946) de James Edward Grant aux cotés de John Wayne en hors-la-loi, son air doux et innocent combiné à la naïveté de son personnage amoureuse du Duke séduit le public. Le couple aurait entretenu une liaison hors plateau. Malgré sa mise en lumière dans des films de bonnes factures, elle souffre de timidité, pour se contenir elle masque son manque d’assurance dans la boisson. Elle retrouve John Wayne dans «Le réveil de la sorcière rouge» (1948) de Edward Ludwig, elle est la petite amie de Alan Ladd dans «Meurtres à Calcutta» (1947) de John Farrow, elle interprète la princesse Tara dans «La révolte des fauves» (1948) de Albert S. Rogell. Mais son état inquiète les producteurs. Après «Marqué par la haine» (1950) de Joseph Losey, où elle joue une journaliste aux cotés de Macdonald Carey, la Paramount ne renouvelle pas son contrat.
Gail Russell met six ans pour revenir sur les plateaux. Budd Boetticher tente de lui donner confiance en elle et l’emploi dans «Sept hommes à abattre» (1956) avec Randolph Scott à la recherche des criminels qui ont tués sa femme, mais il rencontre et tombe amoureux de la pionnière, Gail Russell. À la fin des années 50, son apparence et sa vie personnelle sont fortement affectés. Son mariage avec Guy Madison épousé en 1949, se termine par un divorce en 1954, de plus, elle se retrouve souvent en conflit avec la loi pour conduite en état d’ivresse. En 1960, Gail Russell fait une dernière apparition dans «L’appel silencieux», de John A. Bushelman. Torturée par son accoutumance, elle tente de s’en sortir et rejoint les alcooliques anonymes, puis elle passe une année dans une clinique, hélas sans réel succès.
Gail Russell est retrouvée morte à son domicile, entourée de ses tableaux et de bouteilles de vodka vides, le 27 août 1961, mais elle serai décédée la veille. Son décès est attribué à une maladie chronique du foie suite à son alcoolisme. À 36 ans, cette incroyable beauté qui a traversé le cinéma comme une étoile filante, s’est détruite juste pour masquer sa timidité. En 1986, Jane Fonda s’inspire de la vie de Gail Russell, pour jouer l’actrice alcoolique du «Lendemain du crime» réalisé par Sidney Lumet.
© Gary RICHARDSON

1943 | Henry Aldrich gets glamour / Henry gets glamour – de Hugh Bennett
avec Jimmy Lindon
Les nuits ensorcelées ( lady in the dark ) de Mitchell Leisen avec Warner Baxter La falaise mystérieuse ( the uninvited ) de Lewis Allen avec Ray Milland |
1944 | Our hearts were young and gay – de Lewis Allen
avec Charles Ruggles
Sa dernière course / La dernière course ( Salty O’Rourke ) de Raoul Walsh avec Bruce Cabot L’invisible meurtrier ( the unseen ) de Lewis Allen avec Joel McCrea |
1945 | La taverne de la folie ( Duffy’s Tavern ) de Hal Walker
avec Victor Moore
Seulement apparition |
1946 | Our hearts were growing up – de William D. Russell
avec Brian Donlevy
Quatre filles cherchent un mari ( the bachelor’s daughters / bachelor girls ) de Andrew L. Stone avec Adolphe Menjou L’ange et le mauvais garçon ( angel and the badman / the angel and the outlaw ) de James Edward Grant avec John Wayne |
1947 | Hollywood en folie ( variety girl ) de George Marshall
avec Gary Cooper
Seulement apparition Meurtres à Calcutta ( Calcutta ) de John Farrow avec Alan Ladd |
1948 | Le fils du pendu ( moonrise ) de Frank Borzage
avec Dane Clark
Les yeux de la nuit ( the night has a thousand eyes ) de John Farrow avec Edward G. Robinson Le réveil de la sorcière rouge ( wake of the red witch ) de Edward Ludwig avec Gig Young La révolte des fauves ( song of India ) de Albert S. Rogell avec Sabu El Paso ville sans loi ( El Paso ) de Lewis R. Foster avec Sterling Hayden |
1949 | Dan Patch le victorieux ( the great Dan Patch / ride a reckless mile ) de Joseph M. Newman
avec Dennis O’Keefe
Dans les mers de Chine ( captain China ) de Lewis R. Foster avec John Payne |
1950 | Haines / Marqué par la haine ( the lawless / the dividing line ) de Joseph Losey
avec Macdonald Carey
Les cadets de l’air ( air cadet / jet men of the air ) de Joseph Pevney avec Stephen McNally |
1956 | Sept hommes à abattre / Les sept homme restent à tuer / Les sept condamnés ( seven men
from now ) de Budd Boetticher
avec Randolph Scott
La robe déchirée / Mort sur la voie publique ( the tattered dress ) de Jack Arnold avec Jeff Chandler |
1957 | CM Hollywood glamour on ice / Screen snapshots 2851: Hollywood glamour on ice – de Ralph
Staub avec Gary Cooper
Seulement apparition |
1958 | Son dernier vol / Entre ciel et terre ( no place to land / man mad ) de Albert C. Gannaway avec John Ireland |
1960 | The silent call – de John A. Bushelman avec David McLean |