![]() 1938 L’orchidée rouge (rote orchideen) de Nunzio Malasomma avec Camilla Horn & Olga Tschechowa | ![]() 1940 Musique de rêve (traummusik) de Géza von Bolváry avec Lizzi Waldmüller & Axel von Ambesser | ![]() 1952 Illusion (illusion in moll) de Rudolf Jugert avec Hildegard Knef, Sybille Schmitz & Hardy Kruger | ![]() 1968 Les damnés (the damned) de Luchino Visconti avec Ingrid Thulin, Helmut Berger & Dirk Bogarde | ||
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Albrecht Moritz Josef Karl Schoenhals voit le jour le 7 mars 1888, à Mannheim, ville du Land de Bade-Württemberg de l’Empire Allemand. Après une enfance passée à Freiburg, il suit des études de médecine et s’intéresse au chant et à la musique. En 1914, il s’engage comme volontaire dans l’armée allemande et participe à la Première Guerre mondiale. En 1918, suite à une blessure, il est démobilisé et décide de se lancer dans une carrière de comédien. Elève du célèbre acteur allemand Eduard von Winterstein, il débute sur les planches du Stadttheater de Freiburg en 1920. Les années suivantes, il se produit sur les scènes de Francfort, Dortmund et Hambourg.
En 1934, en représentation au Kammerspielen de Hambourg, Albrecht Schoenhals est remarqué par l’un des directeurs de la UFA. Il est aussitôt engagé et tourne un rôle majeur dans «Le secret des Woronzeff» aux côtés de Brigitte Helm. Doté d’un charme et d’une élégance naturelle, Albrecht joue des personnages mondains, des notables ou des aristocrates, et, parmi ses compositions les plus marquantes, nous pouvons citer: le Prince von Holsten-Böhlau dans «April! April!» (1935) de Douglas Sirk, le capitaine Moltmann dans «Einer zurviel an bord» (1935) de Gerhard Lamprecht, César d’Este dans «Boccacio» de Herbert Maisch, le musicien Jacques Gérard dans «Tango notturno» (1938) de Fritz Kirchhoff et le Docteur Clemens Diersberg dans «Herz ohne Heimat» (1940) de Otto Linnekogel.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Albrecht Schoenhals est une vedette confirmée de l’écran et de la scène germanique. Son refus de tenir le rôle titre dans «Le juif Süss» de Veit Harlan en 1940, lui attire les foudres du Dr. Goebbels. Déclaré persona non grata du cinéma dès 1941, il se consacre alors uniquement au théâtre. Après la chute du troisième Reich, il s’installe à Baden-Baden et travaille dans l’hôpital de cette ville. Puis, encouragé par sa femme, l’actrice Annelise Born, il reprend le chemin de la scène à la fin des années quarante. Le couple se produit avec succès dans plusieurs pièces au Théâtre de Baden-Baden.
Dans les années cinquante, Albrecht Schoenhals reprend sa carrière cinématographique. Il ne tourne que des rôles secondaires, apparaissant notamment dans «Illusion» (1952) de Rudolf Jugert, aux côtés de Hildegard Knef et dans «Près de toi, Chérie» (1954) avec Zarah Leander. Il participe également à une douzaine de productions télévisées.
Par la suite, Schoenhals revient par deux fois au cinéma pour des prestations remarquables. Il incarne Le Général Robert Alligham dans «Mabuse attaque Scotland Yard» (1963) de Paul May, puis le vieux chef de famille Joachim von Essenbeck dans «Les damnés» (1968) de Luchino Visconti. Après le tournage de ce dernier film, il se retire définitivement de toute vie publique. En 1965, l’Académie du Cinéma Germanique lui rend hommage et lui décerne un prix bien mérité pour l’ensemble de sa carrière.
Albrecht Schoenhals meurt paisiblement dans les bras de sa femme le 4 décembre 1978, à son domicile de Baden-Baden. Il avait quatre-vingt-dix ans.
© Philippe PELLETIER

1934 | Le secret des Woronzeff ( fürst Woronzeff ) de Arthur Robison
avec Brigitte Helm
Son plus grand succès ( ihr größter erfolg / Therese Krones ) de Johannes Meyer avec Martha Eggerth |
1935 | Warum lügt fräulein Käthe? – de Georg Jacoby
avec Dolly Haas
Avril ! Avril ! ( April ! April ! / fang nie im april was an / seine durchlaucht, herr Müller ) de Douglas Sirk avec Carola Höhn Einer zurviel an bord – de Gerhardt Lamprecht avec Lida Baarova Mazurka – de Willi Forst avec Pola Negri Stradivarius ( Stradivari ) de Géza von Bolváry avec Marcella Albani Les piliers de la société ( stützen der gesellschaft ) de Douglas Sirk avec Heinrich George |
1936 | Arzt aus leidenschaft – de Hans H. Zerlett
avec Gerda Maurus
Boccacio ( liebesgeschichten von Boccaccio ) de Herbert Maisch avec Gina Falckenberg Hannerl et ses amants ( Hannerl und ihre liebhaber / saison in Grinzing ) de Werner Hochbaum avec Olly von Flint Interlude ( Intermezzo ) de Josef von Báky avec Hilde Sessak La boule de verre ( die gläserne kugel ) de Peter Stanchina avec Sabine Peters |
1937 | La sonate à Kreutzer ( die Kreutzersonate ) de Veit Harlan
avec Lil Dagover
Tango notturno – de Fritz Kirchhoff avec Elisabeth Flickenschildt Man spricht über Jacqueline – de Werner Hochbaum avec Wera Engels La grande aventure ( das große abenteuer ) de Johannes Meyer avec Maria Andergast L’énigme de Beate ( Rätsel um Beate / eine zweifelhafte frau ) de Johannes Meyer avec Käthe Haack |
1938 | Le joueur ( der spieler / Roman eines schwindlers ) de Gerhard Lamprecht
avec Hedwig Bleibtreu
Destin de femme ( Maja zwischen zwei ehen ) de Fritz Kirchhoff avec Marieluise Claudius L’orchidée rouge ( rote orchideen ) de Nunzio Malasomma avec Camilla Horn Les étoiles brillent / Vedettes follies ( es leuchten die sterne ) de Hans H. Zerlett avec Rudi Godden Seulement apparition |
1939 | Je refuse son témoignage ( ich verweigere die Aussage ) de Otto Linnekogel
avec Olga Tschechowa
Une femme sans passé ( die frau ohne vergangenheit ) de Nunzio Malasomma & Charles Klein avec Sybille Schmitz Retour à la vie ( roman eines arztes ) de Jürgen von Alten avec Josefine Dora Nanette – de Erich Engel avec Jenny Jugo |
1940 | Cœur meurtri / Le cœur errant / Cœur sans maison ( herz ohne heimat ) de Otto Linnekogel
avec Olga Limburg
Le prix du silence / Chantage ( Angelika ) de Jürgen von Alten avec Marina von Ditmar Musique de rêve ( traummusik ) de Géza von Bolváry avec Lizzi Waldmüller Le retour / Musique de rêve ( riturno ) de Géza von Bolváry & Giuseppe Fatigati avec Marte Harell Version italienne de « Traummusik» |
1941 | Kopf hoch, Johannes – de Viktor de Kowa
avec Dorothea Wieck
Traqués dans la jungle ( vom schicksal verweht ) de Nunzio Malasomma avec Sybille Schmitz Giungla – de Nunzio Malasomma avec Vivi Gioi Version italienne de « vom schicksal verweht » |
1948 | Verführte hände – de Fritz Kirchhoff avec Vasa Hochmann |
1949 | Ne jouez pas avec l’amour / On ne badine pas avec l’amour ( man spielt nich mit der liebe )
de Hans Deppe avec Paul Klinger
Cargaison féminine ( export in blonde / eine nacht in Rio ) de Eugen York avec Peter van Eyck |
1950 | Maman doit se marier / Trois jolies filles ( drei mädchen spinnen / komplott auf erlenhof /
mutti muß heiraten ) de Carl Froelich
avec Georg Thomalla
Eva und der frauenarzt – de Erich Kobler avec Edith Prager |
1951 | La faute du docteur Homma ( die schuld des Dr. Homma ) de Paul Verhoeven avec Werner Hinz |
1952 | Illusion ( illusion in moll ) de Rudolf Jugert avec Hildegard Knef |
1953 | Sans toi je n’ai plus rien / Près de toi, chérie ( bei dir war es immer so schön ) de Hans Wolff avec Zarah Leander |
1954 | Portrait d’une inconnue ( bildnis einer unbekannten ) de Helmut Käutner avec Irene von Meyendorff |
1955 | Das forsthaus in Tirol – de Hermann Kugelstadt avec Gert Froebe |
1959 | Vergessene gesichter – de ? avec Tilla Durieux |
1963 | Mabuse attaque Scotland Yard / Scotland Yard traque Dr. Mabuse ( Scotland Yard jagt Dr. Mabuse / die scharlachrote dschunke ) de Paul May avec Peter van Eyck |
1968 | Les damnés ( the damned / la caduta degli dei ) de Luchino Visconti avec Ingrid Thulin |
AUTRES PRIX : | |
Prix d’honneur aux Prix du cinéma Germanique, Allemagne ( 1965 ) |