![]() 1942 Jordan le révolté (Lucky Jordan) de Frank Tuttle avec Alan Ladd, Helen Walker, Al Hill & Virginia Brissac | ![]() 1943 Tornado – de William A. Berke avec Chester Morris, Nancy Kelly, William Henry, Joe Sawyer & Gwen Kenyon | ![]() 1944 La fée blanche (it’s a pleasure) de William A. Seiter avec Sonja Henie, Michael O’Shea & Iris Adrian | ![]() 1958 Le kid en kimono (the geisha boy) de Frank Tashlin avec Jerry Lewis, Sessue Hayakawa & Carl Erskine | ||
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C’est à Burgin, petite ville du Kentucky, que nait Cora Marie Frye, le 6 juillet 1923. Sa mère, Marie McDonald, est une ancienne showgirl des Ziegfeld Follies; son père, Everette Meridith Frye, deviendra directeur du pénitencier fédéral de Leavenworth au Kansas. Après le divorce de ses parents, elle et sa mère déménagent à Westchester, dans l’état de New York, pour vivre chez ses grands-parents. Elle étudie à la Columbia University School of Journalism de New-York. Elle quitte l’université pour devenir mannequin, remporte plusieurs prix de beauté avant d’être couronnée «Miss New York» en 1939.
En 1940, Cora rencontre Tommy Dorsey, chef du célèbre Big Bang qui porte son nom et rejoint son émission de radio hebdomadaire. Elle chante avec les orchestres de Charlie Barnet, Johnny Long et Richard Himber. En septembre, elle épouse Richard Allord mais le mariage est annulé un an plus tard. Après un test raté pour la Fox, elle est engagé au début de l’année suivante par Universal et prend le nom de sa mère Marie McDonald. Elle est déjà une célébrité lorsque le cinéma s’intéresse à elle. Elle devient une Pin-Up les plus sollicitées. Rebaptisée «the body», elle est moulée par son studio sur le modèle Betty Grable. Après deux apparitions au cinéma, elle remplace Maria Montez dans «Deux nigauds dans une île» (1942), auprès du duo comique Bud Abbott et Lou Costello. En janvier 1943, elle épouse son agent Victor M. Orsatti et apparait dans quelques films, parmi lesquels: «Jordan le révolté» (1942) de Frank Tuttle, auprès de Alan Ladd, «Tornado» (1943 de William A. Berke, «L’amour cherche un toit» (1943) de Sidney Lanfield ou «Une invitée dans la maison» (1944) de John Brahm.
En 1944, Marie McDonald s’éclipse des plateaux pour trois ans. Elle divorce en 1947 pour convoler avec la maffieux Bugsy Siegel. En septembre, elle se marie avec le milliardaire de la chaussure Harry Karl. Après plusieurs fausses-couches, le couple adopte Denise et Harrison, mais la séparation est prononcée pour incompatibilité d’humeur fin 1954. Contre toute attente, ils se remarient en 1955, mais alors qu’elle est enceinte, elle accuse Harry de l’avoir battue. Après un faux kidnapping qui se révèle être un coup de pub pour relancer sa carrière en déclin, un nouveau divorce est prononcé. Marie McDonald connait encore deux unions, avec l’agent artistique Louis Bass puis avec l’avocat et banquier Edward F. Callaghan. Ses exploits glissent peu à peu des gros titres jusqu’aux tréfonds des faits divers les plus ennuyeux. Elle déserte aussi les écrans. On la croit richissime et comblée, on apprend avec stupeur son évasion d’une clinique psychiatrique et son addiction aux drogues dures. Elle revient de manière très épisodique à Hollywood entre deux cures de désintoxication. Après Jerry Lewis comme partenaire dans «Le kid en kimono» (1958), elle tourne «Promesses, que des promesses!» son ultime film face à Jayne Mansfield en 1963, et épouse Donald F. Taylor, le producteur de ce navet.
Le 21 octobre 1965, Donald retrouve Marie McDonald morte sur sa coiffeuse dans leur ranch de la vallée de San Fernando. Les enquêteurs concluent à une overdose de somnifères et s’accordent pour une cause accidentelle. Après sa mort, son mari, se rend dans la chambre où elle est décédée et se suicide également aux barbituriques. Le couple est inhumé dans la même tombe au Forest Lawn Memorial Park de Glendale. Les trois enfants sont pris en charge par Harry Karl et sa nouvelle femme, Debbie Reynolds.
© Philippe PELLETIER & Céline COLASSIN

1941 | Eve a commencé ( it started with Eve ) de Henry Koster avec Charles Laughton |
1942 | You’re telling me – de Charles Lamont
avec Robert Paige
Deux nigauds dans une île ( pardon my sarong ) de Erle C. Kenton avec Bud Abbott Jordan le révolté ( Lucky Jordan ) de Frank Tuttle avec Alan Ladd |
1943 | Tornado – de William A. Berke
avec Chester Morris
A scream in the dark – de George Sherman avec Robert Lowery Le rodéo de l’amour / Jour de chance ( riding high / Melody Inn ) de George Marshall avec Dick Powell L’amour cherche un toit ( standing room only ) de Sidney Lanfield avec Fred MacMurray CM Caribbean romance / Musical parade: Caribbean romance – de Lester Fuller avec Eric Blore |
1944 | I love a soldier – de Mark Sandrich
avec Sonny Tufts
Our hearts were young and gay – de Lewis Allen avec Charles Ruggles Une invitée dans la maison ( guest in the house / Satan in skirts ) de John Brahm avec Ralph Bellamy + chansons La fée blanche / C’est un plaisir ( it’s a pleasure ) de William A. Seiter avec Sonja Henie Dans la chambre de Mabel ( up in Mabel’s room ) de Allan Dwan avec Dennis O’Keefe |
1947 | Living in a big way – de Gregory La Cava
avec Gene Kelly
+ chansons |
1949 | Pas de pitié pour les maris ( tell it to the judge ) de Norman Foster avec Robert Cummings |
1950 | La voleuse ( once a thief ) de W. Lee Wilder
avec Cesar Romero
Hit parade of 1951 – de John H. Auer avec John Carroll |
1958 | Le kid en kimono ( the geisha boy ) de Frank Tashlin avec Jerry Lewis |
1963 | Promesses, que des promesses ! ( promises ! promises ! ) de King Donovan avec Jayne Mansfield |