
Katharina Dorsch voit le jour le 29 décembre 1890 à Neumarkt, dans la région bavaroise de l’Oberpfalz, de l’Empire Germanique. À dix-huit ans, elle entame sa carrière artistique au théâtre de Mayence dans des rôles de soubrette et de jeune première. Au milieu des années dix, elle s’installe à Berlin. Dans un premier temps, la jeune fille n’interprète que des seconds rôles dans des comédies, des opérettes ou des pièces de boulevard. Puis, très rapidement, Käthe aborde de grands rôles classiques qui conviennent mieux à sa personnalité et mettent en valeur un réel talent de comédienne.
Parallèlement à sa carrière théâtrale, Käthe Dorsch effectue, dès 1916, ses premiers pas au cinéma: notamment sous la direction de Paul Leni pour le film «Dornöschen». Lors de ce tournage, elle rencontre Harry Liedtke, déjà grande vedette de l’écran germanique. L’amour naît rapidement entre les deux artistes. Par ailleurs, ils tournent ensembles dans plusieurs productions, parmi lesquelles : «La chauve-souris» (1917) de Ernst Lubitsch, «Moral und sinnlichkeit» (1919) de Georg Jacoby, «Vendetta» (1919) toujours de Lubitsch et «Der gefangene» (1920) de Karlheinz Wolff. En 1920, elle épouse Harry.
Au cours des années vingt, quelque peu déçue par les rôles cinématographiques qu’on lui propose, Käthe Dorsch se consacre uniquement au théâtre. Les plus grandes salles germaniques accueillent la grande actrice. En 1927, elle s’intalle à Vienne et divorce l’année suivante. Käthe triomphe avec le rôle d’Elizabeth 1ère dans «Marie Stuart» et avec celui de Marguerite Gauthier dans «La dame aux Camélias» de Alexandre Dumas fils. De 1936 à 1939, elle sera l’une des principales vedettes du Volkstheater. En 1939, elle fait une entrée magistrale au Burgtheater en incarnant la Princesse du Tyrol dans «Ulrich von Lichtenstein», une pièce de Gerhart Hauptmann.
En 1936, Käthe Dorsch interprète deux des films les plus importants de sa carrière: «Savoy-Hotel 217» avec Hans Albers et «Une femme sans importance» de Hans Steinhoff. En 1939, elle fait pleurer les foules avec «Une mère» de Gustav Ucicky, un drame de propagande mettant en scène une veuve, mère de quatre enfants, qui sacrifie sa vie sans se plaindre pour élever sa petite famille. Un rôle qui lui apporte la gloire et la célébrité, mais pour lequel, elle devra s’expliquer à la fin de la guerre.
À la suite de ses grands succès, Käthe Dorsch revient régulièrement sur les plateaux de cinéma, jusqu’au milieu des années cinquante, pour y jouer des rôles secondaires dans quelques productions germaniques. Mais décidément, elle préfère la scène à l’écran. Nous pouvons tout de même citer sa très jolie performance dans le rôle de Karoline Neuber pour «Les comédiens» de Georg Wilhelm Pabst, puis celle de l’Impératrice dans «Singende engel» (1947) de Gustav Ucicky.
En 1955, Käthe Dorsch apparaît une dernière fois à l’écran aux côtés de Horst Buchholz dans «Régine» de Harald Braun. Elle meurt deux ans plus tard, le 25 décembre 1957, à Vienne en Autriche, emportée par une cirrhose du foie. Désormais, une fondation porte son nom. La Käthe-Dorsch-Fondation soutient, en Allemagne, les membres nécessiteux des professions artistiques.
© Philippe PELLETIER
Remerciements à Angélique CHMILEWSKY & André SISCOT

| 1916 | Dornöschen – de Paul Leni
avec Victor Janson
Der sekretär der königin – de Robert Wiene avec Margarete Kupfer Ein tolles Mädel – de Georg Jacoby avec Heinrich Schroth Dick Carter – de Rudolf Biebrach avec Rudolf Biebrach |
| 1917 | John Riew – Ein mädchenschicksal – de Walter Schmidthässler
avec Dagny Servaes
Am stillen Ozean – de Danny Kaden avec Julius Falkenstein Frau Lenes scheidung – de Willy Grunwald avec Arnold Rieck Ein jagdausflug nach Berlin – de Paul Heiidemann avec Hans Sternberg Eine walzernacht – de Danny Kaden avec Ferry Sikla CM Der blusenkönig – de Ernst Lubitsch avec Guido Herzfeld La chauve-souris ( ein fideles gefängnis / das fidele gefängnis ) de Ernst Lubitsch avec Harry Liedtke Das verschnupfte Miezerl – de Conrad Wiene avec Wolfgang Zilzer |
| 1918 | Keimendes leben. 1. Teil – de Georg Jacoby
avec Hanna Ralph
Keimendes leben. 2. Teil – de Georg Jacoby avec Marga Lindt Die kunst zu heiraten – de Vigo Larsen avec Viggo Larsen Sein letzter seitensprung – de Vigo Larsen avec Paul Biensfeldt Der fluchbeladene / Die memoiren des satans. 3. Teil – de Robert Heymann avec Friedrich Kühne Die blaue Mauritius – de Viggo Larsen avec Harry Liedtke Erborgtes glück – de Arthur Wellin avec Eduard von Winterstein Der junge Goethe / Der söhn der götter – de Arthur Wellin avec Alexander Moissi Amor in der klemme – de William Karfiol avec Richard Senius |
| 1919 | Vendetta – de Ernst Lubitsch
avec Emil Jannings
Moral und sinnlichkeit – de Georg Jacoby avec Hermann Thimig Im schatten des geldes – de Paul L. Stein avec Hans Adalbert Schlettow |
| 1920 | Der gefangene / Sklaven des XX. jahrhunderts / Sklaven – Ein roman aus dem 20.
jahrhundert – de Karlheinz Wolff
avec Paul Bildt
Können gedanken töten ? – de Alfred Tostary avec Paul Hartmann Klatsch – de Josef Stein avec Hugo Flink Der schauspieler der herzogin – de Paul L. Stein avec Harry Liedtke |
| 1921 | Mademoiselle Julie ( fräulein Julie ) de Felix Basch
avec William Dieterle
Die sünden der mutter – de Georg Jacoby avec Carl Auen |
| 1924 | Muss die frau mutter werden ? – de Georg Jacoby & Hans Otto Löwenstein avec Erika Glässner |
| 1930 | Die lindenwirtin – de Georg Jacoby avec Hans Heinz Bollmann |
| 1931 | Drei tage liebe – de Heinz Hilpert avec Rudolf Platte |
| 1936 | Savoy-Hotel 217 ( mord im Savoy ) de Gustav Ucicky
avec Hans Albers
Une femme sans importance ( eine frau ohne bedeutung ) de Hans Steinhoff avec Gustaf Gründgens |
| 1938 | Les étoiles brillent ( es leuchten die sterne ) de Hans H. Zerlett
avec La Jana
Seulement apparition Yvette ( die tochter einer kurtisane ) de Wolfgang Liebeneiner avec Hans Adalbert Schlettow Irrtum des herzens – de Bernd Hofmann & Alfred Stöger avec Paul Hartmann |
| 1939 | Une mère ( mutterliebe ) de Gustav Ucicky
avec Wolf Albach-Retty
Morgen werde ich verhaftet – de Karl-Heinz Stoux avec Ferdinand Marian |
| 1940 | Trenck, der Pandur – de Herbert Selpin avec Hans Nielsen |
| 1941 | Les comédiens ( komödianten ) de Georg Wilhelm Pabst avec Gustav Diessl |
| 1945 | Fahrt ins glück – de Erich Engel avec Rudolf Forster |
| 1947 | Singende engel – de Gustav Ucicky avec Hans Holt |
| 1949 | Der bagnosträfling – de Gustav Fröhlich avec Paul Hörbiger |
| 1950 | Das kuckucksei – de Walter Firner avec Curd Jürgens |
| 1955 | Régine, fille de fabrique ( Regine ) de Harald Braun avec Horst Buchholz |



