
Fils de Tex Ritter, célèbre cowboy chantant des années trente et quarante du cinéma américain et de Dorothy Fay, jolie starlette de western de série B, Jonathan Southsworth Ritter voit le jour le 17 septembre 1948, à Burbank, en Californie. Au milieu des années soixante, brillant élève de la faculté de psychologie de l’Université de Californie, il abandonne ses études afin de suivre les cours d’art dramatique de la classe de l’actrice Nina Foch. Il étudie aussi avec Laura Adler au Harvey Lembeck Comedy Workshop et fait quelques apparitions à la télévision.
En 1970, John Ritter débute au cinéma aux côtés de Kurt Russell, dans «Un singulier directeur», une production de Walt Disney. Il connaît rapidement la célébrité grâce à deux series télévisées très populaires: «La famille des collines», dans laquelle il incarne, de 1972 à 1976, le Révérend Matthew Fordwick et «Vivre à trois», de 1977 à 1984, une série sur les aventures de trois amis (deux femmes et un homme) Jack Tripper étant interprété par John. Parallèlement, il compose quelques rôles secondaires pour le cinéma. Il joue, entre autres, un officier de police dans «Le cercle noir» (1973), un film d’action musclé avec Charles Bronson, puis en 1976, il donne la réplique à Ryan O’Neal et à sa fille Tatum, dans «Nickelodeon» de Peter Bogdanovich. En 1979, il décroche enfin la tête d’affiche dans deux comédies typiquement américaines: «Americathon» de Neal Israel où il interprète Chet Roosevelt (un président des Etats-Unis imaginaire qui organise un Téléthon pour sauver sa patrie de la banqueroute) et «Captain Avenger» de Martin Davidson, l’histoire d’un acteur raté dont la vie va être bouleversée lorsqu’il endosse le costume du héros Captain Avenger. Côté cœur, John épouse en 1977 la charmante comédienne Nancy Morgan qui est aussi sa partenaire dans «Americathon». De cette union naîtra trois enfants et ils divorceront en septembre 1996.
Dans les années quatre-vingt, la carrière de John Ritter reste essentiellement orientée vers la télévision. Il confirme son immense popularité avec son personnage de policier de San Francisco: Harry Hooperman dans 42 épisodes de la série «Flic à tout faire» (1987-1989). Par la suite, John Ritter alterne avec un égal plaisir des prestations pour le grand et le petit écran. Star incontestée de la télévision, il apparaît également dans trois grands succès cinématographiques du box-office au début des années quatre-vingt-dix: «L’amour est une grande aventure» (1989) de Blake Edwards, «Junior le terrible» (1990) de Dennis Dugan et sa suite «Junior le terrible 2» (1991) de Brian Levant.
Au-delà du personnage public, le comédien est aussi connu pour ses nombreuses participations à des œuvres humanitaires. Il est l’un des membres les plus actifs de la United Cerebral Palsy Association, une organisation qui se bat pour l’enfance handicapée.
Le 11 septembre 2003, John Ritter est emmené d’urgence à l’hôpital de Burbank après avoir fait un malaise sur le plateau de la série «Touche pas à mes filles». Il succombe quelques heures plus tard, dans le même hôpital que celui où il était né, des suites d’une rupture d’anévrisme. Il allait fêter son cinquante-cinquième anniversaire six jours plus tard.
© Philippe PELLETIER

| 1970 | Un singulier directeur ( the barefoot executive ) de Robert Butler avec Kurt Russell |
| 1971 | Scandalous John – de Robert Butler avec Brian Keith |
| 1972 | L’autre ( the other ) de Robert Mulligan avec Diana Muldaur |
| 1973 | Le cercle noir ( the stone killer ) de Michael Winner avec Charles Bronson |
| 1976 | Nickelodeon – de Peter Bogdanovich avec Ryan O’Neal |
| 1977 | Breakfast in bed – de Willam Haugse avec Jenny Sullivan |
| 1979 | Americathon – de Neal Israel
avec David Opatoshu
Capitaine Vengeur ( hero at large ) de Martin Davidson avec Anne Archer |
| 1980 | Sacré Moïse ( wholly Moses ) de Gary Weis avec Richard Pryor |
| 1981 | Et tout le monde riait ( they all laughed ) de Peter Bogdanovich avec Audrey Hepburn |
| 1982 | DA The flight of dragons / Flight of the dragon – de Jules Bass, Arthur Rankin Jr., Fumihiko
Takayama & Katsuhisa Yamada
Seulement voix |
| 1987 | Real men – de Dennis Feldman avec James Belushi |
| 1989 | L’amour est une grande aventure ( skin deep ) de Blake Edwards avec Vincent Gardenia |
| 1990 | Junior le terrible ( problem child ) de Dennis Dugan avec Jack Warden |
| 1991 | Junior le terrible 2 ( problem child II ) de Brian Levant
avec Michael Oliver
Stay tuned – de Peter Hyams avec Pam Dawber |
| 1992 | Noises off… – de Peter Bogdanovich avec Carol Burnett |
| 1994 | L’irrésistible North / Mister North ( North ) de Rob Reiner avec Kathy Bates |
| 1995 | Sling blade – de Billy Bob Thornton avec J.T. Walsh |
| 1996 | Nowhere – de Gregg Araki
avec Chiara Mastroianni
Hacks / The big twist / Sink or swim – de Gary Rosen avec Illeana Douglas A gun, a car, a blonde – de Stefani Ames avec Kay Lenz |
| 1997 | Joy of natural childbirth – de John Philip Dayton
avec Jane Seymour
Montana ( nothing personal ) de Jennifer Leitzes avec Kyra Sedgwick La dernière preuve ( shadow of doubt / reasonable doubt ) de Randal Kleiser avec Melanie Griffith |
| 1998 | I woke up early the day I died / Ed Wood\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'s I woke up early the day I died / I awoke early
the day I died – de Aris Iliopulos
avec Tippi Hedren
La fiancée de Chucky ( bride of Chucky ) de Ronny Yu avec Jennifer Tilly DO This is my father – de John Putch avec Lee Meriwether Seulement apparition |
| 1999 | Panic – de Henry Brombell
avec Neve Campbell
Lost in the Pershing Point Hotel – de Julia Jay Pierrepont III avec Leslie Jordan TripFall – de Serge Rodnunsky avec Eric Roberts |
| 2000 | Terror tract / The house of terror tract – de Lance W. Dreesen & Clint Hutchinson
avec Allison Smith
Segment « Make me an offer » de Lance W. Dreesen |
| 2001 | Séduction en mode mineur ( tadpole ) de Gary Winick
avec Sigourney Weaver
Man of the year – de Tamara Friedman, Andy Goldberg, David Roy, Jonathan Trydor, Straw Weisman & Barry Zetlin avec Rebecca Harrell + production |
| 2002 | Manhood – de Bobby Roth
avec Bonnie Bedelia
Bad Santa – de Terry Zwigoff avec Billy Bob Thornton |
| 2003 | DA Clifford’s really big movie – de Robert C. Ramirez
Seulement voix |



