![]() 1971 Malpertuis – de Harry Kümel avec Orson Welles, Susan Hampshire, Sylvie Vartan & Jean-Pierre Cassel | ![]() 1984 Le champ de lin (de vlaschaard) de Jan Gruyaert avec Rene Van Sambeek, Vic Moeremans & Marc Peeters | ![]() 1988 L’œuvre au noir – de André Delvaux avec Gian Maria Volonté, Sami Frey, Jean Bouise & Anna Karina | ![]() 2000 Pauline & Paulette – de Lieven Debrauwer avec Ann Petersen, Rosemarie Bergmans, Idwig Stephane & Nand Buyl | ||
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Dora van der Groen est née à Anvers, en Belgique, le 10 mars 1927. Après avoir notamment suivi les cours d’Herman Teirlinck, figure majeure de la littérature flamande du vingtième siècle, elle fait ses débuts officiels sur scène en 1949.
Grand nom du théâtre dans la partie néerlandophone de son pays natal, Dora van der Groen est l’interprète d’ouvrages de styles différents comme «Marie Stuart» et «Don Carlos» de Schiller, «Le marchand de Venise» de Shakespeare, «L’importance d’être Constant» d’Oscar Wilde, «Mademoiselle Julie» de Strindberg, «Hélène ou la joie de vivre» d’André Roussin, «Une lune pour les déshérités» d’Eugene O’Neill, «Les sorcières de Salem» d’Arthur Miller, «Un tramway nommé désir» et «La chatte sur un toit brûlant» de Tennessee Williams, «Le faiseur de pluie» de N. Richard Nash, «Le prince et la danseuse» de Terence Rattigan, «L’amante anglaise» de Marguerite Duras, «Mistero Buffo» de Dario Fo,… L’éclectique artiste aborde aussi les univers du spectacle de marionnettes et du cabaret au début des années 50. À la fin des années 70, Dora van der Groen devient la directrice artistique de la section théâtrale du Conservatoire d’Anvers, un poste qu’elle occupera durant de longues années et qui lui permettra de former plusieurs acteurs flamands réputés. Soucieuse d’explorer divers aspects de sa passion, elle met en scène plusieurs pièces dans les années 90.
Dora van der Groen touche en outre au Septième Art. Après avoir fait, selon certaines sources, une apparition dans un film en 1945, elle débute véritablement à l’écran dans un des rôles féminins principaux d’une œuvre majeure de l’histoire du cinéma belge, le drame «Meeuwen sterven in de haven» (1955), qui représente le pays au festival de Cannes de 1956. Elle change ensuite de registre et figure parmi les protagonistes de trois comédies de Jef Bruyninckx: «Vuur, liefde en vitaminen» (1956), «Wat doen we met de liefde» (1957) et «Het geluk komt morgen» (1958). Une dizaine d’années plus tard, on la revoit dans deux réalisations de Harry Kümel, «Monsieur Hawarden» (1968) et «Malpertuis» (1971). Active en Belgique et aux Pays-Bas, Dora van der Groen tourne encore, entre autres, «Rolande met de bles» (1972), dans lequel la future astrologue Elizabeth Teissier, à l’époque comédienne, fait perdre la tête à un châtelain, «Feu follet» (1973) de Frans Buyens, «Dakota» (1973) de Wim Verstappen, «Dokter Pulder zaait papavers» (1975) de Bert Haanstra, «Le champ de lin» (1985) de Jan Gruyaert, ou «Antonia et ses filles» (1995) de Marleen Gorris. Elle remporte à deux reprises le Prix Joseph Plateau de la meilleure actrice belge pour «Minder dood dan de anderen» (1992) et «Pauline en Paulette» (2001).
Cette vedette connaît également une grande popularité grâce au petit écran. Dora van der Groen apparaît ainsi dans bon nombre de téléfilms et de séries comme «Tijl Uilenspiegel» en 1961, «Wij, heren van Zichem» en 1969, «De vorstinnen van Brugge» en 1972, «Bij gebrek aan bewijzen» en 1974, «Tussen wal en schip» en 1977, «Maria Speermalie» en 1979, «De man van twaalf miljoen» en 1982, «Willem van Oranje» en 1984, «Bex en Blanche» en 1993, «Terug naar Oosterdonk» en 1997 ou encore «De ordening» en 2003. Atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle passe les dernières années de sa vie dans une institution spécialisée. Elle meurt le 8 novembre 2015, dans sa ville natale.
© Marlène PILAETE

1945 | Illusions du bonheur ( baas ganzendonck ) de Gaston Arien avec François Bernard |
1955 | Les mouettes meurent au port ( meeuwen sterven in de haven ) de Rik Kuypers, Ivo Michiels & Roland Verhavert avec Julien Schoenaerts |
1956 | Feu, amour et vitamines ( vuur, liefde en vitaminen ) de Jef Bruyninckx avec Charles Janssens |
1957 | Que faire de l’amour ? ( Wat doen we met de liefde ) de Jef Bruyninckx avec Romain Deconinck |
1958 | Le bonheur est pour demain ( het geluk komt morgen ) de Jef Bruyninckx avec Hector Camerlynck |
1965 | L’homme au crâne rasé ( de man die zijn haar kort liet knippen ) de André Delvaux
avec Senne Rouffaer
Seulement voix néerlandaise de Beata Tyskiewicz |
1968 | Monsieur Hawarden – de Harry Kümel avec Ellen Vogel |
1970 | Chacun de nous ( ieder van ons ) de Frans Buyens avec Eva Kant |
1971 | Malpertuis / Malpertuis : Histoire d’une maison maudite – de Harry Kümel
avec Orson Welles
La maison sous les arbres ( the deadly trap / the house under the trees / death dream ) de René Clément avec Faye Dunaway |
1972 | Chronique d’une passion ( Rolande met de bles ) de Roland Verhavert
avec Elizabeth Teissier
Camera sutra: Ou les visages pâles ( camera sutra [of de bleekgezichten]) de Robbe de Hert avec Jos de Hert Jonny en Jessy – de Wies Andersen avec Ward Bogaert Seulement costumes |
1973 | Feu follet ( het dwaallicht ) de Frans Buyens
avec Maszar Hussein Sjeikh
Dakota – de Wim Verstappen avec Willeke van Ammelrooy |
1974 | Anna, l’enfant aux jonquilles ( kind van de zon ) de René van Nie
avec Josée Ruiter
Cathy la trotteuse / Cathy Tippel ( Keetje Tippel ) de Paul Verhoeven avec Rutger Hauer |
1975 | Quand les pavots refleurissent ( dokter pulder zaait papavers ) de Bert Haanstra avec Kees Brusse |
1976 | La venue de Joachim Stiller ( de komst van Joachim Stiller ) de Harry Kümel
avec Hugo Metsers
TV Lanceloet van Denemarken – de Anton Stevens & Dora van der Groen avec Ward de Ravet Seulement réalisation |
1977 | Rubens, schilder en diplomaat – de Roland Verhavert avec Eddie Brugman |
1979 | TV Esmoreit – de Peter Simons & Dora van der Groen
avec Sien Eggers
Seulement réalisation |
1981 | Alleen – de Jacob Bijl
avec Paul Steenbergen
TV Gloriant – de Juul Claes & Dora van der Groen avec Johan van Assche Seulement réalisation |
1982 | Het verleden – de Bram van Erkel, Bas van der Lecq & Roy Logger avec Jeroen Krabbé |
1983 | DA Jean Sans Peur ( Jan zonder vrees ) de Jef Cassiers
Seulement voix |
1984 | De aardwolf – de Rob Van Eyck
avec Vic Moeremans
Le champ de lin ( de vlaschaard ) de Jan Gruyaert avec Rene Van Sambeek |
1985 | L’été provisoire – de Samy Pavel avec Sami Frey |
1986 | Le journal d’un vieux fou ( dagboek van een oude dwaas / diary of a mad old man ) de Lili Rademakers avec Derek de Lint |
1987 | Havinck – de Frans Weisz avec Willem Nijholt |
1988 | L’œuvre au noir – de André Delvaux
avec Gian Maria Volonté
Jan Rap en z’n maat – de Ine Schenkkan avec Jasperina de Jong |
1990 | Eline Vere – de Harry Kümel avec Michael York |
1991 | Moins morte que les autres ( minder dood dan de anderen ) de Frans Buyens
avec Koen De Bouw
Prix Joseph Plateau de la meilleure actrice belge au festival du cinéma international des Flandres, Belgique |
1994 | Antonia et ses filles ( Antonia ) de Marleen Gorris avec Willeke van Ammelrooy |
1996 | CM Leonie – de Lieven Debrauwer avec Frans Buckinx |
1997 | Blazen tot honderd – de Peter van Wijk
avec Olivier Tuinier
CM Testament – de Lieven Debrauwer avec Emma Verstraete Seulement voix |
1998 | S. – de Guido Henderickx
avec Natali Broods
CM Dichten... wat is dichten dan? – de Lieven Debrauwer avec Tine Ruysschaert |
1999 | Film 1 – de Willem Wallyn avec Peter Van den Begin |
2000 | Mariken – de André van Duren
avec Laurien Van den Broeck
Pauline & Paulette – de Lieven Debrauwer avec Ann Petersen Prix Joseph Plateau de la meilleure actrice belge au festival du cinéma international des Flandres, Belgique |
2001 | Villa des roses – de Frank Van Passel avec Julie Delpy |