![]() 1960 Vacances en enfer – de Jean Kerchbron avec Georges Poujouly, Elina Labourdette & Michel Subor | ![]() 1961 Le monocle noir – de Georges Lautner avec Paul Meurisse, Elga Andersen & Bernard Blier | ![]() 1969 Du soleil plein les yeux – de Michel Boisrond avec Renaud Verley, Florence Lafuma & Bernard Le Coq | ![]() 2011 Le premier homme – de Gianni Amelio avec Jacques Gamblin, Denis Podalydès & Michel Crémadès | ||
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Catherine Sola, de son vrai nom Catherine Germaine Saussol, est née à Saint-Jean-de-Maurienne le 19 janvier 1941. Actrice de composition discrète, elle débute au cinéma au début des années 1960, et, jusqu’au milieu de la décennie, décroche quelques rôles notables. Dans «Vacances en enfer» (1960) de Jean Kerchbron, elle est ainsi la fille de Michel Vitold et Elina Labourdette, qui se cachent, durant la Seconde Guerre mondiale, dans leur maison des Pyrénées, et c’est elle qui conduit Michel Subor, milicien en fuite, à la frontière espagnole. L’année suivante, elle incarne, dans «Le monocle noir» de Georges Lautner, la fille du conservateur du château de Villemaur, où se réunissent des nostalgiques du nazisme. Toujours en 1961, elle campe, dans le film de Francis Rigaud, «Les nouveaux aristocrates», la sœur et confidente de Charles Belmont qui, ulcéré par l’arrivée d’un nouveau professeur de philosophie, un père jésuite interprété par le toujours excellent Paul Meurisse, monte les élèves contre lui.
Catherine Sola ne dédaigne pas pour autant la comédie et paraît, confinée à des rôles plus secondaires, dans deux célèbres films de Robert Dhéry, «La belle américaine» (1961) et «Allez France!» (1964). Poursuivant dans la même veine comique, elle est la fiancée du chauffeur Jean Carmet dans «Un clair de lune à Maubeuge» (1962), de Jean Chérasse, avec, dans son propre rôle de chauffeur de taxi compositeur, Pierre Perrin, l’auteur de cette célèbre scie. Dans «Le voyage à Biarritz» (1962), guichetière de son état, dans la gare dont Fernandel est le chef, elle est aussi promise au fils de son patron. Puis, jusqu’au milieu des années 1970, les rôles se font plus modestes: la voilà infirmière dans «Adieu l’ami» (1968) de Jean Herman, script-girl dans «Le dernier tango à Paris» (1972) de Bernardo Bertolucci ou encore, plus inattendue, elle est le contrepoint moderne d’une George Sand incarnée par Anne Wiazemski dans «George qui?» (1972) de Michèle Rosier. Catherine Sola interrompt ensuite sa carrière au cinéma pendant une quinzaine d’années, pour revenir composer quelques personnages attachants, comme la mère de Antoine de Caunes dans «Les deux papas et la maman» (1995) de Jean-Marc Longval ou, surtout, pour son dernier film, la très émouvante mère de Jacques Gamblin dans «Le premier homme» (2011), de Gianni Amelio, adaptation du roman autobiographique de Albert Camus.
On a vu aussi Catherine Sola dans des séries télévisées, comme un épisode du «Tribunal de l’impossible» (1974), où elle incarne la princesse de Lamballe, dans un des épisodes de «Cas de divorce» (1991), où elle joue la mère intolérante de Jeff Luneau, ou encore dans «L’instit» (1994) ou dans «Joséphine ange gardien» (1998 et 2008). Elle a aussi joué dans des téléfilms de qualité, comme «Le horsain» (1998) de Philippe Venault, belle adaptation du livre du père Bernard Alexandre ou «Ambre a disparu» (2003) de Denys Granier-Deferre, avec Miou-Miou.
En plus du théâtre, Catherine Sola a toujours fait du doublage, comme nombre d’acteurs de second plan. Elle a ainsi doublé «Princesse Mononoké» (1996) et «Le château ambulant» (2003), deux films d’animation de Hayao Miyazaki. Elle est plus connue encore pour avoir prêté sa voix rauque à Katherine Chancellor, un des personnages du mythique sitcom, «Les feux de l’amour», interprété par la comédienne Jeanne Cooper. Catherine Sola est décédée le 12 septembre 2014 à Périgueux.
© Jean-Pascal LHARDY

1960 | Vacances en enfer – de Jean Kerchbron
avec Georges Poujouly
Les mauvais coups – de François Leterrier avec Marcello Pagliero Il suffit d’aimer – de Robert Darène avec Madeleine Sologne |
1961 | Le monocle noir – de Georges Lautner
avec Paul Meurisse
La belle américaine – de Robert Dhéry avec Louis de Funès Les nouveaux aristocrates – de Francis Rigaud avec Yves Vincent |
1962 | Un clair de lune à Maubeuge – de Jean Chérasse
avec Jean Richard
Le voyage à Biarritz – de Gilles Grangier avec Fernandel |
1963 | Les baisers – de Claude Berri, Charles L. Bitsch, Jean-François Hauduroy, Bertrand Tavernier
& Bernard Toublanc-Michel
avec Marie-France Boyer
Segment « Baiser d’été » de Bernard Toublanc-Michel |
1964 | Allez France ! – de Robert Dhéry avec Raymond Bussières |
1966 | Le scandale – de Claude Chabrol avec Anthony Perkins |
1968 | Adieu l’ami – de Jean Herman avec Charles Bronson |
1969 | Le clan des siciliens – de Henri Verneuil
avec Jean Gabin
Du soleil plein les yeux – de Michel Boisrond avec Renaud Verley |
1972 | Le dernier tango à Paris ( ultimo tango a Parigi / last tango in Paris ) de Bernardo Bertolucci
avec Marlon Brando
George qui ? – de Michèle Rosier avec Anne Wiazemsky |
1974 | Sweet movie – de Dusan Makavejev avec Pierre Clémenti |
1987 | Fréquence meurtre – de Elisabeth Rappeneau avec Catherine Deneuve |
1990 | Milena – de Véra Belmont avec Valérie Kaprisky |
1991 | Un vampire au paradis – de Abdelkrim Bahloul avec Bruno Cremer |
1993 | Délit mineur – de Francis Girod avec Claude Brasseur |
1995 | Les deux papas et la maman – de Jean-Marc Longval avec Antoine de Caunes |
1996 | Portraits chinois – de Martine Dugowson
avec Marie Trintignant
DA Princesse Mononoké ( Mononoke-hime / 幽灵公主 ) de Hayao Miyazaki Seulement voix dans la version française |
1998 | Passionnément / Le soleil de plus près – de Bruno Nuytten avec Gérard Lanvin |
1999 | Stand-by – de Roch Stephanik avec Roschdy Zem |
2001 | Rue des Plaisirs – de Patrice Leconte
avec Patrick Timsit
Seulement voix |
2003 | DA Le château ambulant ( hauru no ugoku shiro / ハウルの動く城 ) de Hayao Miyazaki
Seulement voix dans la version française |
2011 | Le premier homme – de Gianni Amelio avec Jacques Gamblin |