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Jean Lumière



Date et Lieu de naissance : 20 août 1895 (Marseille, France)
Date et Lieu de décès : 2 avril 1979 ( Paris, France)
Nom Réel : Jean Louis Fernand Anezin

ACTEUR

Jean Louis Fernand Anezin nait le 2 août 1895 à Marseille. Ses parents, musiciens, sont propriétaires d’un cabaret. Nous savons peu de choses sur sa jeunesse. Il entre au conservatoire de sa ville natale ou il obtient le premier prix de comédie et de tragédie, mais se tourne peu à peu vers la chanson. Il débute au «Théâtre des Variétés», le temple marseillais de l’opérette. En 1929, lors d’un gala d’adieu du chanteur Henri Dickson à l’opéra de Marseille, auquel il participe, il fait un triomphe. A l’issue de cette représentation, Esther Lekain lui dit «Votre voix est claire, vous êtes du Midi, vous vous appellerez Jean Lumière !». Il change donc de nom et accepte la proposition de Esther Lekain d’être sa marraine. Grâce à elle sa carrière est lancée. Il enregistre ses premières chansons «Les trois filles» et «Notre amour», puis «monte» à Paris et débute à l’«Européen» dans un répertoire de chanteur de charme. L’établissement parisien est connu pour avoir lancé d’autres chanteurs méridionaux tels que Fernandel et Andrex en 1929, Tino Rossi en 1935, Yves Montand, plus tard en 1944.

En 1936, Jean Lumière est engagé pour faire partie de la distribution de «La Madone de l’Atlantique» de Pierre Weill avec Josseline Gaël, Alice Tissot et Pierre Mingand, une comédie de mœurs sans prétention. Sa prestation lui vaut d’être l’interprète principal du «Chanteur de minuit» de Léo Joannon, tourné l’année suivante, avec Yvette Lebon, André Alerme, Jean Tissier et Saturnin Fabre. Mais le cinéma ne l’intéresse pas et préfère revenir à ses premières amours.

Jeune homme à la voix douce, il fait partie de ces nombreux chanteurs de charme et de romances, qui traversent l’histoire de la chanson française, de Fragson, à Paul Delmet, Reda-Caire et Tino Rossi, en passant par Luis Mariano, Georges Guétary, Charles Dumont, André Dassary, jusqu’à Guy Marchand et aujourd’hui Julio Iglesias, mais dans un registre bien à lui. Durant les années trente et quarante, Jean Lumière est entre autres, à l’affiche du «Concert-Pacra» ou à l’«Etoile» (en 1941), où le directeur artistique Georgius organise des revues auxquelles participent de très nombreux artistes. En 1934, Madame Delmet lui apporte une chanson autrefois interprétée par son mari en 1890, et jamais reprise depuis «La petite église» écrite par Charles Fallot et Paul Delmet. Cette chanson reste son plus grand succès. Il reçoit le «Grand Prix du Disque» et commence une carrière internationale. Jean Lumière est également l’interprète de «Visite à Ninon» composé par Gaston Maquis en 1879, «Lilas blancs» de Théodore Botrel, «Reviens» créé par Fragson et repris par Réda Caire, Tino Rossi, Guy Marchand, «L’Ame des violons» écrit par René de Buxeuil, «C’est une petite étoile», «Femmes que vous êtes jolies», «Tout ça parce qu’au bois de Chaville», mais aussi, «Ah le petit vin blanc», énorme succès de Borel-Clerc et Jean Dréjac à la Libération.

En 1960, Jean Lumière quitte la scène pour s’installer comme professeur de chant. Il a pour élèves Edith Piaf, Gloria Lasso, Marcel Amont, Cora Vaucaire, Mireille Mathieu et bien d’autres. Ses méthodes d’enseignement sont pour le moins inusitées pour l’époque: elles proviennent des leçons qu’il a retenues de Ninon Vallin, de Yvette Guilbert et d’un brahmane de Pondichéry: on doit chanter simplement, sans un geste et de tout son corps. Jean Lumière décède le 2 avril 1979, à Paris.

© Christophe LAWNICZAK

copyright
1936La madone de l’Atlantique – de Pierre Weill avec Josseline Gaël
1937Le chanteur de minuit – de Léo Joannon avec Yvette Lebon
Fiche créée le 5 mai 2008 | Modifiée le 20 janvier 2013 | Cette fiche a été vue 4896 fois
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