
Clara Lucille Ann Collier naît le 12 avril 1923, à Chireno, près de Houston au Texas. Son papa, qui voulait un garçon, la surnomme très tôt Johnnie. En 1932, au divorce de ses parents, l’enfant suit sa mère en Californie, où elle prend des cours de claquettes. Douée pour cette discipline, elle ne tarde pas à se bâtir une petite renommée locale. Vers 1934, remarquée par Lucille Ball, l’adolescente fait, à l’écran, de petites apparitions non créditées.
En 1937, Ann Miller partage avec Ginger Rogers un numéro de danse dans le film «Pension d’Artistes». C’est à cette occasion que les producteurs de la RKO décide de «vieillir» la fillette de quatre années, afin qu’elle ait l\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'âge légal pour signer un contrat de travail. En 1938, elle est «prêtée» à la Columbia pour participer au film de Frank Capra, «Vous ne l’emporterez pas avec vous». La même année, on la voit aux côtés des Marx Brothers dans «Panique à l’hôtel». Déçue par l’insuccès de ce dernier film, en bisbille avec ses patrons, la jeune danseuse participe alors aux revues de Broadway «George White’ scandals of 1939» et «George White’ scandals of 1940». Prêtée à Republic Pictures pour «La mélodie du ranch» (1940) ou à la Columbia Pictures «Carolina Blues» (1944), Ann Miller signe un nouveau contrat pour Metro-Goldwyn-Mayer, la compagnie productrice des grandes comédies musicales hollywoodiennes. Bien lui en prit, car ses deux premiers films pour la firme du lion ne sont autres que « Parade du printemps» (1948) avec Fred Astaire (elle récupère le rôle réservé à Cyd Charisse, blessée) et «Un jour à New York» (1949) en compagnie de Gene Kelly. Ainsi, jusqu’à la fin de l’essentiel de sa carrière cinématographique, la jeune femme agite ses longues jambes dans une petite dizaine de films musicaux: «Carnaval au Texas» (1951) de Charles Walters, «Les rois de la couture» (1952) de Mervyn LeRoy, «Embrasse-moi, chérie» (1953) de George Sidney, «Au fond de mon cœur» (1954) de Stanley Donen, «La fille de l’amiral» (1955) de Roy Rowland, etc. De 1969 à 1970, reprenant «on Broadway» le rôle principal de «Mame», l’actrice remporte un succès considérable, tandis que sa performance, aux côtés de Mickey Rooney, dans «Sugar Babies» la fit acclamer pendant neuf ans (1979/1987) – dont les trois premières à Broadway – sur toutes les grandes scènes d’Amérique et d’ailleurs. En 2000, Ann Miller réapparaît à l’écran dans le film de David Lynch, «Mulholland Drive».
Sa vie sentimentale, plutôt agitée, prend un caractère public, en 1945, lorsqu’elle refuse la proposition de mariage de Louis B . Mayer. Pour échapper aux assiduités du puissant mogul (qui fit, pour elle, une tentative de suicide), Ann Miller épouse rapidement son «boy-friend», Reese Milner, un jeune magnat de l’acier. Le couple se sépare après une fausse-couche d’Ann, à la suite d’une chute, elle même consécutive à une rixe avec son époux. La jeune femme se remariera, très brièvement, à deux reprises. Signalons enfin l’intérêt croissant qu’elle porta sur le tard à des affaires plus ou moins «mystiques». Croyant à la métempsychose, elle se prétendit même la réincarnation de la reine égyptienne Hatshepsout!
Depuis longtemps atteinte d’un cancer du poumon, comme sa maman à laquelle elle fut très attachée, Ann Miller est décédée le 12 avril 1923, à Beverly Hills (Los Angeles). Si ses jambes avaient été moins longues, l’histoire de la comédie musicale américaine n’aurait sûrement pas été la même.
© Philippe PELLETIER – Source Christian GRENIER – http://www.encinematheque.net

| 1934 | Anne of the green gables – de George Nichols Jr. avec Tom Brown |
| 1935 | La bonne fée ( the good fairy ) de William Wyler avec Margaret Sullavan |
| 1936 | New faces of 1937 – de Leigh Jason
avec Milton Berle
La belle captive ( devil on horseback ) de Crane Wilbur avec Lili Damita |
| 1937 | The life of the party – de William A. Seiter
avec Gene Raymond
Pension d’artistes ( stage door ) de Gregory La Cava avec Katharine Hepburn Vacances payées ( having wonderful time / having a wonderful time ) de Alfred Santell avec Douglas Fairbanks Jr. |
| 1938 | Radio city revels – de Benjamin Stoloff
avec Jack Oakie
Panique à l’hôtel ( room service ) de William A. Seiter avec Groucho Marx Vous ne l’emporterez pas avec vous ( you can’t take it with you ) de Frank Capra avec James Stewart Tarnished angel – de Leslie Goodwins avec Sally Eilers |
| 1939 | Too many girls – de George Abbott avec Desi Arnaz |
| 1940 | Hit parade of 1941 / Romance and rhythm – de John H. Auer
avec Kenny Baker
La mélodie du ranch ( Melody Ranch ) de Joseph Santley avec Gene Autry |
| 1941 | Time out for rhythm – de Sidney Salkow
avec Allen Jenkins
Go West, young lady – de Frank R. Strayer avec Charles Ruggles CM Meet the stars #8: Stars past and present – de Harriet Parsons avec Walter Abel Seulement apparition CM Screen snapshots Series 21, No. 1 – de Ralph Staub avec Billy Gilbert Seulement apparition |
| 1942 | Priorities on parade – de Albert S. Rogell
avec Rod Cameron
True to the army – de Albert S. Rogell avec Allan Jones Reveille with Beverly – de Charles Barton avec Franklin Pangborn |
| 1943 | What’s buzzin’, cousin ? – de Charles Barton
avec Jeff Donnell
Hey, Rookie – de Charles Barton avec Larry Parks |
| 1944 | Jam Session – de Charles Barton
avec Louis Armstrong
Carolina Blues – de Leigh Jason avec Victor Moore |
| 1945 | Eadie was a lady – de Arthur Dreifuss
avec Jack Cole
Eve knew her apples – de Will Jason avec William Wright |
| 1946 | Rio, rythme d’amour ( the thrill of Brazil ) de S. Sylvan Simon avec Keenan Wynn |
| 1948 | Parade de printemps ( easter parade / Irving Berlin’s easter parade ) de Charles Walters
avec Fred Astaire
DO Mighty Manhattan, New York’s wonder city – de James H. Smith avec Lanny Ross Seulement apparition |
| 1949 | Un jour à New York ( on the town ) de Stanley Donen & Gene Kelly
avec Frank Sinatra
Le bandit amoureux ( the kissing bandit ) de Laslo Benedek avec Ricardo Montalban |
| 1950 | Amour et caméra ( watch the birdie ) de Jack Donohue avec Red Skelton |
| 1951 | Carnaval au Texas ( Texas carnival ) de Charles Walters
avec Esther Williams
Les coulisses de Broadway / Tickets pour Broadway ( two tickets to Broadway ) de James V. Kern avec Tony Martin |
| 1952 | Le joyeux prisonnier ( small town girl ) de Leslie Kardos
avec Bobby Van
Les rois de la couture ( lovely to look at ) de Mervyn LeRoy avec Kathryn Grayson |
| 1953 | Embrasse-moi, chérie ( kiss me Kate ) de George Sidney avec Howard Keel |
| 1954 | Au fond de mon cœur ( deep in my heart ) de Stanley Donen avec Walter Pidgeon |
| 1955 | La fille de l’amiral ( hit the deck ) de Roy Rowland avec Jane Powell |
| 1956 | Le sexe opposé ( the opposite sex ) de David Miller
avec June Allyson
The great american pastime – de Herman Hoffman avec Tom Ewell |
| 1958 | CM Screen snapshots : Salute to Hollywood – de Ralph Staub
avec George Montgomery
Seulement apparition |
| 1975 | Won Ton Ton le chien qui sauva Hollywood ( Won Ton Ton the dog who saved Hollywood) de Michael Winner avec Charlton Heston |
| 1986 | DO Hollywood the golden years : The RKO story – de ?
avec Ginger Rogers
Seulement apparition |
| 1994 | DO A century of cinema – de Caroline Thomas
avec Nicolas Cage
Seulement apparition That’s entertainment ! III – de Bud Friedgen & Michael J. Sheridan avec Howard Keel Seulement apparition |
| 1999 | DO Marlene Dietrich : Her own song – de David Riva
avec Volker Schlöndorff
Seulement apparition |
| 2000 | Mulholland Drive ( Mulholland Dr. ) de David Lynch avec Lee Grant |
| 2001 | DO Broadway : The golden age, by the legends who were there / Broadway : The golden age –
de Rick McKay avec Fay Wray
Seulement apparition |
| 2003 | DO Goodnight, we love you – de Gregg Barson
avec Red Buttons
Seulement apparition |
| AUTRES PRIX : | |
Botte d’Or aux Golden Boot Awards, USA ( 1992 ) | |



