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Lucien Nat



Date et Lieu de naissance : 11 janvier 1895 (Paris, France)
Date et Lieu de décès : 23 juillet 1972 (Clichy-la-Garenne, France)
Nom Réel : Lucien Maurice Natte

ACTEUR
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1939 Campement treize – de Jacques Constant avec Alice Field, Paul Azaïs, Gabriel Gabrio & Sylvia Bataille
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1942 Le capitaine Fracasse – de Abel Gance avec Assia Noris, Fernand Gravey, Mona Goya & Maurice Escande
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1947 Rocambole – de Jacques de Baroncelli avec Sophie Desmarets, Pierre Brasseur & Robert Arnoux
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1958 Police judiciaire – de Maurice de Canonge avec Anne Vernon, Henri Vilbert & Robert Manuel

Visage de marbre et regard sévère, Lucien Nat ressemble à un pasteur luthérien mâtiné de Grand d’Espagne. Ce burgrave, né le 11 janvier 1895 à Paris, est avant tout un homme de théâtre. C’est sous l’égide de Jacques Copeau qu’il débute sur la scène, jouant «La dauphine», de François Porché, en 1921, ou «La princesse Turandot» d’après Carlo Gozzi, l’année suivante. Puis il quitte le Vieux-Colombier pour le théâtre Montparnasse, où il rejoint Gaston Baty, qui le dirige dans «L’opéra de quat’ sous» de Brecht, en 1930, ou «Crime et châtiment» (1933) de Dostoïevski. Puis Lucien Nat poursuit, durant quatre décennies encore, sa riche carrière scénique: il incarne le libertin Octave des «Caprices de Marianne» (1940) de Musset, le riche docteur Rank, amoureux de Nora, dans la «Maison de poupée» d’Ibsen, montée en 1952 par Jean Mercure, ou encore Metternich dans «L’aiglon » d’Edmond Rostand, en 1963.

Au cinéma, où il débute au début des années 30, Lucien Nat, qui considère le grand écran avec la condescendance des grands baladins, doit se contenter de rôles effacés. Il conspire contre Raspoutine dans «La tragédie impériale» (1937) de Marcel L’Herbier, puis assassine ses camarades dans «Le dernier des six» (1941) de Georges Lacombe, une aventure de M. Wens, le personnage créé par Stanislas-André Steeman, filmée par Georges Lacombe, et se fait délateur dans «Pontcarral, colonel d’Empire» (1942) de Jean Delannoy. L’âge venant, Lucien Nat se raidit dans une morgue espagnole et imprime à sa bouche un pli sarcastique qui exprime son dédain du monde. Plein de hauteur dédaigneuse, il incarne ainsi, dans «Le bossu» (1943) de Jean Delannoy, l’infâme Peyrolles, ou encore le hautain duc d’Albe, le gouverneur espagnol des Pays-Bas en révolte, dont, dans «Patrie» (1945) de Louis Daquin, il fait un portrait à charge. Dans sa fresque sur l’histoire d’une famille française de 1871 à 1939, «Untel père et fils» (1940), Julien Duvivier a confié à Lucien Nat le rôle essentiel de Bernard Froment qui, à travers les années, symbolise le Français moyen. Mais ce film n’ajoute rien à sa renommée car, œuvre de propagande anti-nazie, il ne sort qu’après la Libération. L’acteur dessine aussi de sa distinction un peu guindée des personnages comme Napoléon III dans «La valse de Paris» (1949) de Marcel Achard, ou Montesquieu, pour les deux épopées historiques de Sacha Guitry, «Si Versailles m’était conté» (1953) et «Si Paris m’était conté» (1955). Sa prestance austère lui vaut encore des rôles d’aristocrates, comme ce M. de Cellamare de «Cartouche, roi de Paris» (1948) de Guillaume Radot, ou de notables, tels l’avocat général de «Nous sommes tous des assassins» (1952) de André Cayatte ou le procureur du «Petit Jacques» (1953) de Robert Bibal. Lucien Nat affectionne les adaptations littéraires, celle du roman d’André Maurois, «Climats», dans le film du même nom de Stellio Lorenzi, en 1961, ou celle de l’œuvre de Mauriac, «Thérèse Desqueyroux» (1962), filmée par Georges Franju, où, cette fois il campe le père de Emmanuelle Riva.

À la télévision, il participe à des séries populaires, comme «La caméra explore le temps», où il incarne, en 1959, François 1er d’Autriche, le grand-père de l’Aiglon, «Le tribunal de l’impossible» (1965/67) ou encore «Les enquêtes du commissaire Maigret» (1971). Il personnifie encore Dom Luis, le père de Don Juan, dans le mémorable «Don Juan ou le festin de Pierre» (1965) de Marcel Bluwal, ou encore M. Gillenormand, le grand-père de Marius, dans la version des «Misérables» (1972), toujours de Bluwal. Lucien Nat s’éteint à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, le 25 juillet 1972.

© Jean-Pascal LHARDY

copyright
1931 CM Deux bons copains – de Abel Jacquin avec Mireille
1932Les gaietés de l’escadron – de Maurice Tourneur avec Jean Gabin
1933Les misérables – de Raymond Bernard avec Harry Baur
    Film en 3 parties
    1 : Tempête sous un crâne
    2 : Les Thénardier
    3 : Liberté, liberté chérie
1936La tendre ennemie – de Max Ophüls avec Simone Berriau
1937Boissière – de Fernand Rivers avec Pauline Carton
Forfaiture – de Marcel L’Herbier avec Sessue Hayakawa
La tragédie impériale – de Marcel L’Herbier avec Jean Worms
1939Campement treize – de Jacques Constant avec Alice Field
Le corsaire – de Marc Allégret avec Louis Jourdan
    Inachevé
1940Untel père et fils – de Julien Duvivier avec Raimu
1941Le dernier des six – de Georges Lacombe avec Michèle Alfa
1942Les affaires sont les affaires – de Jean Dréville avec Renée Devillers
Pontcarral, colonel d’Empire – de Jean Delannoy avec Pierre Blanchar
Le capitaine Fracasse – de Abel Gance avec Assia Noris
Des jeunes filles dans la nuit – de René Le Hénaff avec Gaby Morlay
1943Mermoz – de Louis Cuny avec Héléna Manson
Le bossu – de Jean Delannoy avec Paul Bernard
CM La main de l’homme / Prodige de la main – de Jean Tedesco & François Ardouin avec Jean-Louis Allibert
1944Lunegarde – de Marc Allégret avec Jean Tissier
1945Patrie – de Louis Daquin avec Jean Desailly
1946Martin Roumagnac – de Georges Lacombe avec Marlene Dietrich
Le chanteur inconnu – de André Cayatte avec Maria Mauban
1947Fort de la solitude / Ras el Gua, le fort de la solitude – de Robert Vernay avec Claudine Dupuis
Rocambole – de Jacques de Baroncelli avec Sophie Desmarets
La revanche de Baccarat – de Jacques de Baroncelli avec Pierre Brasseur
Neuf garçons, un cœur – de Georges Freeland avec Edith Piaf
1948Le mystère de la chambre jaune – de Henri Aisner avec Pierre Renoir
Cartouche, roi de Paris – de Guillaume Radot avec Roger Pigaut
1949La valse de Paris – de Marcel Achard avec Yvonne Printemps
Retour à la vie – de Henri-Georges Clouzot, André Cayatte, Jean Dréville & Georges Lampin avec Bernard Blier
    Segment « Le retour de Tante Emma » de André Cayatte
Le parfum de la dame en noir – de Louis Daquin avec Serge Reggiani
1950Le bagnard – de Willy Rozier avec Milly Mathis
1952Violettes impériales ( violetas imperiales ) de Richard Pottier avec Carmen Sevilla
Nous sommes tous des assassins – de André Cayatte avec Raymond Pellegrin
Le dernier Robin des Bois – de André Berthomieu avec Nicole Maurey
1953Si Versailles m’était conté – de Sacha Guitry avec Micheline Presle
Le petit Jacques – de Robert Bibal avec Micheline Francey
1954Le dossier noir – de André Cayatte avec Bernard Blier
Le pain vivant – de Jean Mousselle avec Jean-François Calvé
1955Si Paris nous était conté – de Sacha Guitry avec Jean Marais
1956Reproduction interdite – de Gilles Grangier avec Annie Girardot
1958Police judiciaire – de Maurice de Canonge avec Robert Manuel
1959Sans tambour ni trompette ( die gans von Sedan ) de Helmut Käutner avec Dany Carrel
1961Le petit garçon de l’ascenseur – de Pierre Granier-Deferre avec Louis Seigner
Climats – de Stellio Lorenzi avec Marina Vlady
Les amours célèbres – de Michel Boisrond avec Edwige Feuillère
    Segment « Les comédiennes »
1962Thérèse Desqueyroux / Thérèse – de Georges Franju avec Emmanuelle Riva
1964Les amitiés particulières – de Jean Delannoy avec Michel Bouquet
Passeport diplomatique agent K 8 / Passeport diplomatique – de Robert Vernay avec Roger Hanin
Fiche créée le 8 décembre 2009 | Modifiée le 30 septembre 2016 | Cette fiche a été vue 4344 fois
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