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Alain Jessua



Date et Lieu de naissance : 16 janvier 1932 (Paris, France)►
Date et Lieu de décès : 30 novembre 2017 (Evreux, France)
Nom Réel : Alain René Sando Jessua

REALISATEUR
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1963 La vie à l’envers – de Alain Jessua avec Anna Gaylor, Charles Denner, Nane Germon & Yvonne Clech
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1966 Jeu de massacre – de Alain Jessua avec Claudine Auger, Jean-Pierre Cassel, Michel Duchaussoy
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1972 Traitement de choc – de Alain Jessua avec Annie Girardot, Alain Delon, Michel Duchaussoy & Robert Hirsch
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1987 En toute innocence – de Alain Jessua avec Michel Serrault, Nathalie Baye & Suzanne Flon

Né le 16 janvier 1932 à Paris, Alain Jessua débute par le biais de connaissances en tant que stagiaire dans le cinéma. À 19 ans, il travaille sur «Casque d’or» (1951) de Jacques Becker avec Simone Signoret. Il enchaîne avec un stage sur «Madame de ...» (1953) de Max Ophüls avec Danielle Darrieux. Il passe à l’assistanat sur «Mam’zelle Nitouche» (1953) où Yves Allégret remplace Max Ophüls à cause d’une mésentente avec Fernandel. Il retrouve Max Ophüls de «Lola Montès» (1954) avec Martine Carol. Il estimera plus tard, que sa collaboration avec Ophüls l’a le plus influencé pour sa carrière.

En 1956, Alain Jessua passe à la réalisation avec le court-métrage «Léon de la Lune» qui reçoit une mention spéciale au Prix Jean Vigo. Avec Léon Boudeville dans le rôle-titre, ce film sans dialogue suit le quotidien d’un clochard à Paris. En dépit du succès de film, il poursuit sa carrière d’assistant réalisateur avec Ralph Habib, Marcel Hanoun ou Marcel Carné. En 1963, il réalise son premier long-métrage «La vie à l’envers» où Charles Denner compose un agent immobilier qui s’isole dans son appartement à la recherche du bonheur. Cette fable métaphysique, qui lui vaut d’être comparé à Luis Buñuel, est récompensée du Prix de la première œuvre à Venise. Dans le même registre, il signe une fable sur le réel et la fiction «Jeu de massacre» (1966) avec Michel Duchaussoy qui rêve de vivre une vie de héros de bandes dessinées. Fleurtant avec la science-fiction, le film obtint le prix du scénario à Cannes.

Dans les années soixante-dix, Alain Jessua connaît son heure de gloire avec des œuvres qui se singularisent du cinéma français de l’époque. En 1972, il obtient un beau succès public avec «Traitement de choc» où Annie Girardot au bord de la dépression suit une cure de rajeunissement auprès de Alain Delon. Cette confrontation de deux monstres sacrés permet au cinéaste de livrer une réflexion sur le traitement des immigrés. Alain Jessua retrouve Alain Delon dans un thriller qui préfigure la télé-réalité «Armaguedon» (1976) où Jean Yanne interprète un homme à le recherche de la célébrité en défiant la police par des menaces terroristes. En 1978, il dirige Gérard Depardieu dans «Les chiens» qui dénonce les dérives du tout sécuritaire.

Alors qu’au début des années quatre-vingt émerge une nouvelle vague de cinéastes, Alain Jessua poursuit sa carrière sans connaître la reconnaissance de la décennie précédente. En 1982, il met en scène «Paradis pour tous» avec Patrick Dewaere qui se suicide peu avant la sortie. Dans cette comédie dramatique, l’acteur incarne un cadre dépressif qui, après une tentative de suicide, suit une thérapie novatrice mais devient un monstre dépourvu d’émotion. Il enchaîne avec «Frankenstein 90» (1984) avec Jean Rochefort et Eddy Mitchell, une parodie du film fantastique culte «Frankenstein». En 1987, il signe «En toute innocence» qui voit l’affrontement psychologique de Michel Serrault et Nathalie Baye. Après une dizaine d’années d’absence, il renoue avec le fantastique pour «Les couleurs du diable» (1996) où Ruggero Raimondi promet la gloire à un jeune peintre, incarné par Wadeck Stanczak, en échange de son talent et de son âme. Après ce film, Alain Jessua consacre la fin de sa vie à l’écriture d’une dizaine de romans. Au printemps 2017, la Cinémathèque Française lui consacre une rétrospective. Placé en réanimation en raison d’une pneumonie, Alain Jessua décède le 30 novembre 2017 à l’hôpital d’Evreux.

© Olivier SINQSOUS

copyright
1951Casque d’or – de Jacques Becker avec Simone Signoret
    Seulement stagiaire
1952 CM Le métier de danseur – de Jacques Baratier
    Seulement assistant réalisateur
1953Madame de… – de Max Ophüls avec Danielle Darrieux
    Seulement assistant réalisateur
Mam’zelle Nitouche – de Yves Allégret avec Pier Angeli
    Seulement assistant réalisateur
CM Chevalier de Ménilmontant – de Jacques Baratier avec Maurice Chevalier
    Seulement assistant réalisateur
1954Oasis – de Yves Allégret avec Michèle Morgan
    Seulement assistant réalisateur
TV Flash Gordon – de Gunther von Fritsch avec Steve Holland
    Série – Seulement assistant réalisateur sur 5 épisodes de la saison 1
    Episode 10 : Flash Gordon and the return of the androids
    Episode 19 : The race against time
    Episode 20 : The witch of Neptune
    Episode 21 : Flash Gordon and the brain machine
    Episode 22 : Struggle to the end
1955Lola Montès – de Max Ophüls avec Martine Carol
    Seulement assistant réalisateur
1956 CM Léon la Lune – de Alain Jessua avec Léon Boudeville
    + scénario
    Prix Jean Vigo, France
1957Escapade – de Ralph Habib avec Louis Jourdan
    Seulement assistant réalisateur
1959Le huitième jour – de Marcel Hanoun avec Emmanuelle Riva
    Seulement assistant réalisateur
1960Terrain vague – de Marcel Carné avec Roland Lesaffre
    Seulement assistant réalisateur
1963La vie à l’envers – de Alain Jessua avec Charles Denner
    + adaptation, dialogues, scénario & production
    Prix de la Meilleure Première Œuvre au festival du cinéma de Venise, Italie

    Prix Pasinetti au festival du cinéma de Venise, Italie
1966Jeu de massacre – de Alain Jessua avec Claudine Auger
    + adaptation, dialogues, scénario & production
    Prix du Scénario au festival du cinéma de Cannes, France
1972Traitement de choc – de Alain Jessua avec Annie Girardot
    + scénario & musique
1976Armaguedon – de Alain Jessua avec Alain Delon
    + scénario
1978Les chiens – de Alain Jessua avec Gérard Depardieu
    + adaptation, dialogues & scénario
1982Paradis pour tous – de Alain Jessua avec Patrick Dewaere
    + adaptation, dialogues, scénario & production
1984Frankenstein 90 – de Alain Jessua avec Jean Rochefort
    + scénario & production
    Prix du cinéma fantastique international du meilleur scénario au Fantasporto, Portugal
1987En toute innocence – de Alain Jessua avec Michel Serrault
    + adaptation, dialogues, scénario & production
1996Les couleurs du diable – de Alain Jessua avec Ruggero Raimondi
    + adaptation, dialogues, scénario & production
Fiche créée le 1 décembre 2017 | Modifiée le 3 mars 2018 | Cette fiche a été vue 974 fois
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