
Greta Garbo, de son vrai nom Greta Lovisa Gustafsson, naît à Stockholm, en Suède, le 18 septembre 1905. Alors qu’elle travaille comme vendeuse dans un grand magasin, elle débute à l’écran dans un film publicitaire en 1920, mais obtient son premier véritable rôle dans «Pierre le vagabond» (1922), une comédie burlesque réalisée par Erik A. Petschler. Elle entre, en septembre 1922, à l’Académie Royale d’Art dramatique de Stockholm et y étudie sous la direction de Gustaf Molander.
Greta Garbo est ensuite révélée au public grâce à «La légende de Gösta Berling» (1924) de Mauritz Stiller, son pygmalion. Après «La rue sans joie» (1925) de Georg Wilhelm Pabst, tourné en Allemagne, la jeune actrice part pour Hollywood, engagée par la M.G.M. Son premier film américain: «Le torrent» (1926), un mélodrame flamboyant, adapté du roman de Vicente Blasco Ibáñez, en fait une star. Son prestige s’accroît d’année en année et elle ne tarde pas à devenir une des icônes de son époque et une des actrices les plus mythiques de l’histoire du cinéma. Elle est alors l’interprète de, entre autres: «La tentatrice» (1926) de Fred Niblo, «La chair et le diable» (1927) de Clarence Brown, «La belle ténébreuse» (1928) de Niblo, «La divine» (1928) de Victor Sjöström, «Intrigues» (1928) de Brown, «Le baiser» (1929) de Jacques Feyder, …
Greta Garbo réussit son passage au parlant avec «Anna Christie» (1930) qu’elle tourne en double version anglaise et allemande. Sa voix profonde ne contredit pas le mythe et renforce son pouvoir de séduction sur le public. Elle poursuit ensuite sa carrière avec, notamment: «La courtisane» (1931), de Robert Z. Leonard, «Mata Hari» (1931) de George Fitzmaurice, «Grand Hôtel» (1932) de Edmund Goulding, «La reine Christine» (1933) de Rouben Mamoulian, «Le voile des illusions» (1934) de Richard Boleslawski, «Anna Karénine» (1935) de Clarence Brown et «Le roman de Marguerite Gautier» (1936) de George Cukor.
En 1938, Garbo fait partie de la liste des vedettes considérées comme des «poisons du box-office» établie par des exploitants de salles américains. En effet, alors que sa popularité est toujours très importante en Europe, sa cote commerciale est en baisse aux U.S.A. Pour y remédier, la M.G.M. lui offre «Ninotchka» (1939), réalisé par Ernst Lubitsch et lancé sous le slogan «Garbo rit», qui révèle le côté plus léger de sa personnalité et remporte un grand succès. Afin qu’elle puisse consolider l’impression favorable laissée par ce film, la firme essaie ensuite de transformer l’image de la star pour qu’elle s’accorde d’avantage aux goûts du public américain. Malheureusement, «La femme aux deux visages» (1941), la comédie réalisée dans ce but par Cukor, n’est pas une réussite. Après ce faux-pas, l’actrice prend ses distances avec le monde du cinéma.
Cette retraite s’avère au fil des ans définitive, aucun des projets de la faire revenir à l’écran n’aboutissant. Celle qu’on avait surnommée «la Divine» décède le 15 avril 1990 à New York. Son corps repose désormais au cimetière Skogskyrkogården, dans la capitale suédoise, mais son souvenir n’est pas prêt de s’éteindre.
© Marlène PILAETE

| 1920 | Herr och fru Stockholm / Herrskapet Stockholm ute pa inköp – de Ragnar Ring avec Ragnar Widestedt |
| 1921 | En lyckoriddare – de John W. Brunius
avec Gösta Ekman
Konsum Stockholm promo – de Ragnar Ring avec Lars Hanson |
| 1922 | Pierre le vagabond ( luffarpetter ) de Erik A. Petschler avec Helmer Larsson |
| 1923 | La légende de Gösta Berling ( Gösta Berlings saga ) de Mauritz Stiller avec Lars Hanson |
| 1925 | La rue sans joie ( die freudlose gasse ) de Georg Wilhelm Pabst avec Werner Krauss |
| 1926 | Le torrent ( the torrent / Ibáñez’ Torrent ) de Monta Bell
avec Ricardo Cortez
La tentatrice ( the temptress ) de Fred Niblo avec Antonio Moreno |
| 1927 | La chair et le diable ( flesh and the devil ) de Clarence Brown
avec John Gilbert
Anna Karénine ( Anna Karenina / love ) de Edmund Goulding avec George Fawcett |
| 1928 | La belle ténébreuse ( the mysterious lady ) de Fred Niblo
avec Conrad Nagel
La divine / La femme divine ( the divine woman ) de Victor Sjöström avec Lowell Sherman Intrigues ( a woman of affairs ) de Clarence Brown avec Lewis Stone |
| 1929 | A man’s man – de James Cruze
avec Josephine Dunn
Seulement apparition Terre de volupté ( wild orchids ) de Sidney Franklin avec Nils Asther Le droit d’aimer ( the single standard ) de John S. Robertson avec Johnny Mack Brown Le baiser ( the kiss ) de Jacques Feyder avec Lew Ayres |
| 1930 | Romance – de Clarence Brown
avec Elliott Nugent
Anna Christie – de Clarence Brown avec Charles Bickford Anna Christie – de Jacques Feyder avec Theo Shall Version allemande de « Anna Christie » |
| 1931 | L’inspiratrice ( inspiration ) de Clarence Brown
avec Robert Montgomery
La courtisane ( Susan Lenox : Her fall and rise / the rise of Helga / rising of fame ) de Robert Z. Leonard avec Clark Gable Mata Hari – de George Fitzmaurice avec Ramon Novarro |
| 1932 | Grand Hôtel ( Grand Hotel ) de Edmund Goulding
avec John Barrymore
Comme tu me veux ( as you desire me ) de George Fitzmaurice avec Erich von Stroheim |
| 1933 | La reine Christine ( queen Christina ) de Rouben Mamoulian avec Ian Keith |
| 1934 | Le voile des illusions ( the painted veil ) de Richard Boleslawski avec George Brent |
| 1935 | Anna Karénine ( Anna Karenina ) de Clarence Brown
avec Fredric March
Prix NYFCC de la meilleure actrice par le cercle des critiques de cinéma de New York, USA |
| 1936 | Le roman de Marguerite Gautier ( Camille ) de George Cukor
avec Robert Taylor
Prix NYFCC de la meilleure actrice par le cercle des critiques de cinéma de New York, USA |
| 1937 | Marie Walewska ( conquest ) de Clarence Brown avec Charles Boyer |
| 1939 | Ninotchka – de Ernst Lubitsch avec Melvyn Douglas |
| 1941 | La femme aux deux visages ( two-faced woman ) de George Cukor avec Roland Young |
| 1944 | DA Garabatos Greta Garbo – de Enrique Diban
Seulement voix |
| AUTRES PRIX : | |
Oscar d’Honneur aux Academy Awards, USA ( 1955 ) | |



